
Paulo devant les Jorasses
Je connais « Paulo » Pellecuer … depuis pas mal d’années. A chaque rencontre, avec sa belle gueule de gone lyonnais, il me racontait des tas d’histoires, à la fois sur la montagne … et sur la mer.
… Et Paulo, il manie bien le verbe, presque aussi bien que les skis, les crampons et les ballons de rouge. Aussi, un jour, après son deuxième voyage en Géorgie du Sud, il a réussi à me convaincre d’organiser avec lui un périple en Antarctique.
Et organiser un tel voyage … c’est tout sauf simple !
Il faut d’abord définir réellement ce que l’on veut faire, en termes de durée, de lieu, de difficulté … et il faut trouver un bateau, et surtout le skippeur qui va avec !
Paulo … il avait déjà des réponses à tout cela. Depuis tant d’années qu’il roule sa bosse autour du monde, il a un carnet d’adresses qui ressemble au who’s who des aventuriers de tout poil.
Le skippeur sera Alain Caradec avec son bateau : le Kotick.
Alain, c’est un vieux de la vieille qui arpente les latitudes extrêmes depuis de nombreuses années. Respect et confiance !
Pour la période, décision de partir plutôt vers la fin de l’été … ce qui devrait nous permettre de descendre le plus au Sud possible, lorsque la glace aura presque disparu de la Baie Marguerite.
… Et pour aller si bas et si loin, il nous faut du temps … Alors nous avons décidé de partir en tout 45 jours !
Trouver des « clients » pour une si longue période, capable d’avoir à la fois l’ouverture d’esprit, le niveau technique, le temps libre … et quelques euros en réserve … ne fut pas tâche facile.
En plus il nous fallait les tester, voir leur aptitude à vivre en collectivité fermée.
Ce qui fût fait lors de trois stages.