Pour mieux s’imprégner de ce qui était à l’origine l’économie de la Patagonie, nous allons rester une demi-journée sur le site de Rio Verde.
D’une superficie de 10 000 hectares, cette estancia est considérée comme une petite propriété, à peine rentable pour pouvoir survivre, ce qui est entre autre la raison pour laquelle elle s’est en partie reconvertie dans l’accueil de touristes !
Sur cette étendue, 10 000 moutons et 2 000 vaches paissent tranquillement, dans un style d’élevage extensif. En dehors du personnel de maison qui s’occupe de recevoir les voyageurs, seulement 3 gauchos gèrent les affaires courantes de la propriété.
Un des grands moments de la vie de l’estancia tourne autour de l’époque de la tonte. Chaque mouton tondu donne entre 4 et 6 kilos de laine. Comme le cours de cette matière s’est passablement effondré depuis deux décennies, les estancieros sont actuellement en pleine déconfiture financière !
Après cette découverte de l’estancia, un groupe part à pied à la découverte du rivage du bras de mer et un autre groupe joue les gauchos en montant des destriers du cru !
Lors de la poursuite de notre route vers le Nord, nous ferons un stop en bord de mer vers un sanctuaire dédié à la Vierge de Monserrat
Il nous reste deux heures de route pour gagner les rives du fjord de la « Ultima Esperanza ». Un grand troupeau de plus de 1 000 têtes d’ovins nous barre la route pendant un certain temps…
L’arrivée à Puerto Natales se fait au milieu d’une tempête de vent …
Pour clore cette journée, une petite note de Claude Haze, notre Wikipédia portable …
« Vous arrivez au fin fond du sud de la pampa chilienne pour une nuit dans l’estancia Rio Verde. Un vent souffle et siffle avec violence. Un feu de bois vous attend et réchauffe vos vieux os. Un excellent repas vous réconcilie avec la bise. Le lendemain matin, une promenade à cheval en option vous permet d’admirer la mer déchaînée et les moutons qui gambadent en toute liberté. Après une heure et demie d’une très belle balade et quelques galops, vous allez regretter de ne pas avoir plus de temps pour admirer de splendide spectacle ! Un seul bémol : les vieux cavaliers qui comme moi n’ont plus pratiqué depuis des lustre ce sport … auront un mal de reins de « chien », mais au bilan final … c’est sans regrets ! »














