Le temps a franchement viré au froid sidéral. Nous sommes passés en deux jours de + 30° à +2° avec du vent. Au fundo San Lorenzo, le gaucho, nommé Luis, va se charger de nous faire monter notre matériel à dos de cheval jusqu’au refuge, situé à environ 3 h de marche. Une belle balade, sans épineux et sans taons, nous conduit à cette construction qui date de quelques années.
L’histoire de ce refuge est lié à l’histoire de Toni Rohrer, un alpiniste suisse qui est mort au sommet du San Lorenzo, écrasé par un champignon de glace qui s’est effondré. Sa femme, qui était avec lui en ce jour fatal, est restée miraculeusement en vie. En hommage à la mémoire de son mari, Maria a financé la construction de ce petit refuge dans lequel nous nous installons en fin de matinée.
Il se trouve que Maria Rohrer … est arrivée dans ce lieu voici quelques jours !
Le mauvais temps persistant de l’après-midi nous incitera à garder le bord du fourneau, bien au chaud ! Nous passerons même la soirée à chanter en cœur quelques chansons classiques.








