L'agence suisse Tirawa organise régulièrement des voyages à l'attention de lecteurs de magazines. Francine, membre de l'équipe Tirawa nous partage son expérience de voyage en Mongolie "au pays du ciel bleu" avec les lecteurs du mag Génération.

Après une première escale à Oulan Bator qui concentre 1 million d’habitants sur les trois millions que compte le pays, nous prenons la direction de Dalandzagdgad, porte d’entrée du désert de Gobi.

Chameau de Bactriane

Immensité

Nous voici aux portes d’un désert inhospitalier qui cependant offre un spectacle époustouflant. Sur environ 180 km de long s’étendent les « dunes chantantes » entre steppes arides et massif montagneux imposant. Du haut de ces montagnes de sable la vue sur l’immensité des steppes et les vagues de dunes est vertigineuse et laisse sans voix. Ces magnifiques paysages seront durant deux jours le centre de randonnées, balades à dos de chameau et nombreux moments de pure contemplation.

 


Cap au nord dans les paysages lunaires des falaises ocre de Bayanzag où furent réalisées de nombreuses découvertes paléontologiques.

 

 

Non loin de là de petites forêts abritent un arbre d’apparence frêle mais aux puissantes racines, le saxaoul, qui permet de stabiliser les sables du désert et lutter contre l’érosion.

Un Saxaoul

A mesure que l’on s’éloigne du désert, les paysages se font plus doux et verdoyants. La splendeur des steppes avec ses immenses troupeaux de chèvres, moutons, chevaux et yaks guidés par de fougueux cavaliers comme portés par le vent s’offre aux voyageurs.


Sur la route, nous avons la chance d’assister à une cérémonie religieuse au monastère d’Ongiin Khiid. Ce lieu et les ruines qui l’entourent attestent du souvenir douloureux des purges soviétiques qui ont coûté la vie à des milliers de moines bouddhistes et engendré la destruction de la plupart des monastères du pays.

 

 

Entre deux étapes, de nombreux cols sont signalés par un ovoo, symbole chamanique, dont il est conseillé de faire le tour trois fois dans le sens des aiguilles d’une montre avant d’y déposer une offrande aux esprits. Tradition à laquelle le petit groupe se plie avec plaisir et sérieux !

3 petits tours et...

Les nuits en Mongolie ravivent les rêves d’enfant dans les accueillantes yourtes meublées de lits peints aux couleurs chatoyantes et ornées en leur centre d’un poêle à bois. La yourte procure un sentiment immédiat de cocon douillet et de sécurité où tout le monde aime à se retrouver le soir venu.


A nouvelle étape, nouveaux paysages, avec la visite de la vallée de l’Orkhon et sa belle cascade que l’on rejoint après une balade tranquille entre troupeaux et familles mongoles pour qui l’endroit est une excursion prisée.

Vallée de l'Orkhon

Durant ce voyage, l’expérience la plus marquante sera certainement la nuit passée dans la famille de Nara, nos hôtes nomades, qui nous invitent dans une ambiance chaleureuse pour un dîner traditionnel sous la yourte familiale.

Nos hôtes

Le lendemain matin, une randonnée à travers une magnifique pinède nous permet de rejoindre le monastère de Thovkon Hiid fondé par le célèbre lama Zanabazar au 17ème siècle.


 

Thovkon Hiid

La vue depuis le sommet sur le parc national de Khangaï Nuruu valait bien quelques efforts.

PN de Khangaï Nuruu

Il est temps de se diriger vers l’ancienne capitale de Karakorum où nous ne manquons pas une visite aux vestiges du monastère d’Erdene Zuu qui, a son apogée, accueillait plus de 1000 moines dans ses murs.

 

 

Pour ce dernier jour dans les steppes mongoles avant de rejoindre la capitale, nous effectuons une dernière balade dans le paysage granitique impressionnant du Mont Khogno Khan dominé par un paisible monastère.


Avant de rejoindre notre dernier camp de yourtes pour la nuit, nous déjeunons dans une famille avant d’entamer la construction d’une yourte à laquelle toute l’équipe prend part avec dynamisme et en un temps record !


Avant de rejoindre « UB » comme l’on nomme familièrement la capitale mongole, dernière incursion dans les paysages sauvages du parc Khustai Nuruu afin d’y observer les chevaux sauvages de Prejvalski découverts au début du XIXème siècle et aujourd’hui protégés.

Leur cavalcade sera comme un dernier coup d’oeil à la beauté sauvage de ce pays, quel beau voyage en Mongolie !

Francine Milea, Tirawa Suisse