Julien, créateur de voyages en Namibie nous parle de ce pays qu'il connait bien. Vous vous demandez quoi faire et quoi voir ? Suivez le guide...

La Namibie a le vent en poupe depuis ces dernières années et c’est tant mieux. Ce pays dispose de richesses insoupçonnées et mon rôle est de les associer intelligement dans nos voyages.

Contrairement à d’autres pays moins variés, la Namibie a un potentiel énorme. Selon sa façon de voyager et le niveau de confort souhaité, la Namibie dispose d’incontournables et de pépites inédites. Présentation :

 

Safari dans le Parc d’Etosha

Ce Parc National situé au Nord de la Namibie permet de belles rencontres avec la grande faune africaine : 114 espèces de mammifères, 16 espèces de reptiles et 340 variétés d’oiseaux, dont environ un tiers de migrateurs, y abondent.

Elephants Safari parc Etosha Namibie

Zèbres Safari parc Etosha Namibie

Girafe Safari parc Etosha Namibie

 

Véritable merveille, Etosha est l’une des plus grandes réserves animalières d’Afrique. Elle occupe une vaste dépression de 8500 km². À l’origine mer intérieure devenue lac salé, c’est aujourd’hui une étendue de savane jalonnée de multiples points d’eau permettant l’observation de hardes d’éléphants, de rhinocéros, d’antilopes, de girafes et bien d’autres ongulés… Bien entendu, cette population d’herbivores attire des prédateurs et il n’est pas rare de croiser guépards, lions ou hyènes tachetées à l’affut de cette pitance à porter de griffes.
 



Le Damaraland

Cette ancienne région autonome se trouve au Nord-Ouest de la Namibie. Elle abritait autrefois les représentants de l’ethnie Damara qui lui ont donné leur nom malgré leur déménagement forcé en 1960. Ce vaste territoire composé de plaines arides recouvertes de savanes est également une zone montagneuse qui culmine à 2573 m.

Arche Brandberg Damaraland Spitzkoppe Namibie


Elle se compose des massifs célèbres du Brandberg et du Spitzkoppe dans lesquels il est bon de randonner. Ses anciennes cités minières abandonnées, ses escarpements ocre, ses orgues basaltiques, et ses formations granitiques, les « koppies » lui donnent un côté « Far West ». Twylfelfontein est un site incontournable qui compte d’innombrables gravures rupestres réalisées par les ancêtres des Bushmen à la période du néolithique.

 

Peintures rupestres twyfelfontein Brandberg Damaraland Spitzkoppe Namibie


Le Brandberg est lui aussi célèbre pour sa « White Lady », peinture rupestre qui représente un chaman et non une dame blanche au milieu de plusieurs scènes de chasse.

Déambuler dans cette galerie d’art minérale à ciel ouvert est vraiment poignant.
 

Brandberg Damaraland Spitzkoppe Namibie


Le Kaokoland

Sans doute une de mes régions préférées. Clairement hors des sentiers battus, le Kaokoland se situe à l’extrême nord et marque, avec la rivière Kunene, la frontière avec l’Angola. Cette région propice à de belles explorations compte des vallées arides, des affleurements rocheux coincés entre les dunes, à moins que ça ne soit l’inverse et des paysages semi-désertiques époustouflants.

Faune Kaokoland

Faune du Kaokoland crédit photo David Rey

Vous avez sans doute entendu parler des cercles des fées de Marienfluss, vous prendrez plaisir à percer leur mystère. Territoires sauvages mais pas dépeuplés pour autant ! Quelle surprise d’y croiser des éléphants parfaitement adaptés au désert et capables de marcher 80 km sans boire une goutte d’eau. On y trouve aussi des autruches, des girafes, des lions, des rhinocéros noirs, des oryx, sans parler de la vallée de Hartmann qui donna son nom à une espèce endémique de zèbres qui broutent ça et là.
 

Village Himba Kaokoland

 

Des représentants du peuple semi-nomade Himba nous accueillent dans leurs villages isolés et vraiment authentiques. On ressent de l'admiration et on se demande comment ils font pour vivre dans ce milieu hostile...

 

jeunes himba namibieHimba Namibie

 

Le Kaokoland abrite aussi les chutes d’Epupa, véritable oasis de verdure dans cette ambiance du bout du monde.

 


Parc National du Namib- Naukluft

La découverte de ce parc est sans doute la partie la plus connue et la plus courue de Namibie. Pénétrer des canyons asséchés, franchir les dunes géantes et hyper esthétiques, marcher dans des cuvettes craquelées à la végétation pétrifiée et découvrir une mer de sable à perte de vue est au moins aussi indélébile que l’observation animalière. Cette immersion dans ces paysages sublimes attire beaucoup de voyageurs.
 

Dune Namib sossusvlei deadvlei

Dune Namib sossusvleiDune Namib sossusvlei

 

Nous nous arrangeons donc pour nous y rendre très tôt le matin. Les lumières y sont d’ailleurs presque irréelles à ces moment de la journée.  Il faut savoir que cet immense parc voit son accès restreint et contrôlé par les autorités. C’est le seul endroit accessible pour admirer ces dunes. L’art d’être aux premières loges.

 

Dune Namib sossusvlei

 

Kalahari, terre des Bushmen

Encore une autre facette de la Namibie. Le Kalahari est la terre des Bushmen rendu célèbre par le film « Les dieux sont tombés sur la tête ». Cette région semi-désertique déborde sur le Botswana et l’Afrique du Sud voisine. En profiter pour effectuer un safari dans la zone du Kgalagadi est un must tant ce sanctuaire abrite d’espèces d’animaux. C’est en effet le terrain de chasse préféré de nombreux grands prédateurs dont les lions à crinière noire, les lycaons, les guépards etc… il faut dire que la concentration d’herbivores y est une des plus élevée d’Afrique australe.
 

 Kalahari

Guepard Kalahari

 

Ce désert ne ressemble pas à celui du Namib puisqu’il est couvert d’arbres, de petits arbustes et de plantes. Le plus célèbre est le fameux « arbre à carquois » qui est en fait une plante pouvant atteindre 9 mètres de haut. On en retrouve près du bourg de Keetmanshoop. Les bushmen faisaient sécher son « tronc-tige » après l’avoir vidé et confectionnaient ensuite leurs carquois.
 

Arbre à carquois kakerboom namibie



Fish River, cap au Sud
Le Fish Canyon River est un véritable décor de western nord-américain avec des acteurs insolites et inattendus : zèbres de montagne, oréotragues, springboks, grands koudous, babouins.
 



La bande de Caprivi ou l’abondance

La bande de Caprivi est une nouvelle preuve de la diversité de la Namibie. Cette étroite bande de terre de 30 km de large sur 450 km de long est coincée entre l’Angola, la Zambie et le Botswana. Elle contraste grandement avec le reste des paysages de la Namibie et s’apparentent plus à ceux du Botswana. Cette bande humide est parcourue par de nombreux fleuves (dont le Zambèze, le Chobe ou l’Okavango) qui inondent des plaines fertiles.
 

Les rives de chobe


L’abondance de végétation et d’eau attire évidemment une faune africaine toujours plus nombreuse. Ainsi crocodiles, girafes, éléphants, hippopotames, guépards, cobes etc., ne se préoccupent absolument pas des frontières environnantes et vaquent à leurs occupations en toute liberté. Les voyageurs apprécient, entre autres, leur safari dans le parc de Bwatabwata, la navigation sur la rivière Chobe et la cerise sur le gâteau : admirer la force des chutes Victoria.

 

Chute victoria

 

Cette région méconnue a un autre avantage auquel la plupart des voyageurs sont sensibles : le coût attractif et réellement compétitif par rapport à ceux pratiqués par le voisin botswanais. 

 

 

Côte Atlantique, faune marine et architecture coloniale

Les villes et bourgades namibiennes se révèlent originales. Nous vous conseillons un petit détour au bord de l’Atlantique pour découvrir les villes de Swakopmund ou de Lüderitz. Elles offrent toutes deux une ambiance un peu particulière avec de belles demeures coloniales allemandes sorties d’un autre temps, des rues taillées au cordeau. Parfois, une brume qui remonte de l’Atlantique lui confère un certain romantisme ou une athmosphère mystérieuse selon l’humeur du voyageur.

 

Swakopmund, sorte de « Deauville germanique » constitue le point de départ pour Walvis Bay et une navigation à la découverte d’une « autre faune africaine » composée de pélicans, de flamants roses, de cormorans, de dauphins ou d’otaries à fourrure. Cette faune peut également être approchée à Cape Cross ou vivent une colonie de plus de 100 000 otaries. Prévoyez les boules Quies et le pince-nez :) !
 


La ville de Lüderitz est ouverte aux voyageurs depuis peu car elle se trouve dans une ancienne zone diamantifère. Son architecture est plus ou moins identique à celle de Swakopmund. Elle constitue une halte agréable lorsqu’on remonte du Fish River Canyon ou du Kalahari. Elle permet aussi de découvrir la zone montagneuse du Tirasberg parcourue par des chevaux sauvages et de visiter Kolmanskop, une ville fantôme dévorée partiellement par des dunes. Halte insolite n’est-il pas ?


 

 

Je suis convaincu que cette description des richesses de la Namibie donnera l’envie au voyageur curieux d’en savoir plus et de dépasser l’image réductrice des dunes géantes qui colle à la Namibie. Il y a tant de choses à voir et à faire.

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Dernier conseil : veillez à ce que votre appareil photo soit chargé pour immortaliser ce pays ultra photogénique !

 

Julien, créateur de voyage en Afrique pour Tirawa