Un trek au Népal peut aussi être une belle occasion de découvrir une ville mythique et ses environs : Kathmandu.
Christian Leroy nous guide dans ses quartiers emblématiques et les villes de Bhaktapur et Patan.

Le patrimoine de la vallée de Kathmandu est sublime et fait rêver plus d’un voyageur. Beaucoup de personnes gardent aujourd'hui en mémoire les dégâts causés par le séisme de 2015. Il était donc important de flâner dans Bhaktapur, Patan et Kathmandu. Heureusement, le séisme a épargné une grande partie de cette magnifique vallée.  De nombreuses rues et temples sont restés debout et d’autres, grâce à l’aide internationale, sont en train d'être rénovés. La vie a repris son cours et j'ai pu le constater lors de mon dernier trek au Népal sur les hauts cols de l'Everest.

 

 

BHAKTAPUR

De la fin du XVe siècle à la deuxième moitié du XVIIIe, Bhaktapur a été un royaume à part entière et fut très prospère sous le règne des Malla (1201-1769). Son patrimoine est sublime. J’ai toujours eu plaisir à parcourir son labyrinthe de ruelles où se côtoient les artisans et les échoppes.

Dans une ruelle

Petite échoppe

Idem

Une multitude de petits temples se dressent dans des cours intérieures et sur des petites places. Il est fréquent d’assister à des cérémonies, par exemple on vient bruler des bougies et prier lorsque l’enfant passera de la nourriture liquide à la nourriture solide.

Enfant venu pour la bénédiction

Petit temple dans une ruelle

Petite pagode

C’est donc avec une certaine appréhension que nous retournions dans cette cité qui a gardé son caractère médiéval et qui ne fut pas épargnée par le séisme de 2015. J’avais demandé à Raju (notre guide) de nous faire parcourir les petites ruelles. Les gravats ont été dégagés, certaines façades reconstruites en respectant l’architecture Newar. Des fenêtres aux boiseries sculptées neuves côtoient d’anciennes patinées par le temps. Il reste cependant, là où se dressaient d’anciennes maisons, des trous béants. D’autres gardent les cicatrices ouvertes du tremblement de terre, mais la vie quotidienne a repris son cours, les échoppes sont bien là et il est toujours possible de boire un thé local ou de manger un samosa.

Conséquence du séisme

Il ne reste que le socle de ce temple

Certains temples ont été endommagés et d’autres détruits, mais dans l’ensemble les travaux de restauration entrepris avant 2015 ont permis à beaucoup de temples de résister.

La pagode de Nyatapola avec ses 5 niveaux est intacte. Avec ses presque 30m de haut, domine toujours Durbar square

pagode de Nyatapola

Elle n'est pas la seule

Le palais aux 55 fenêtres est un exemple achevé de l’architecture de la vallée de Kathmandu dont il est  l’un des fleurons

Le palais au 55 fenêtres

Fontaine royale

Un temple aux sculptures érotiques

                                           Un zoom coquin

Le célèbre paon orne toujours une maison

Une des innombrables fenêtre aux bois sculptés

Les poteries et le riz sèchent sur la place

Souvenirs

                                            Un temple rénové

PATAN

Patan est une des trois villes royales avec Kathmandu et Baktapur. Elle vaut largement le coup d'œil et renferme une architecture exceptionnelle. Située à 6 km de Katmandu, elle n’est aujourd’hui séparée de celle-ci que par la rivière Bagmati. Aussi nommée Lalitpur, elle fut fondée au 17 eme siècle par l’empereur Ashoka et serait la ville bouddhique la plus ancienne d'Asie

Patan possède son Durbar square qui dispose d’une dizaine de temples dédiés aux divinités locales.

Malheureusement le temple de Shiva, une splendeur qui datait du XVIIe siècle n’a pas résisté au séisme et de nombreux échafaudages masquent des temples, mais les travaux avancent vite et des 2018, beaucoup de temples auront retrouvés leur splendeur.

 Le « golden temple » est un des monuments les plus beaux de Patan. C'est une gigantesque pièce d'orfèvrerie du XIIe siècle, il est heureusement intact

Le Golden Temple

Idem

La reconstruction

Il faut resculpter des pièces endommagées

Idem

Temple

Petit lac à Patan

KATMANDU

Avant le milieu du XVIIIe siècle, l’histoire du Népal se confond avec celle de la vallée de Kathmandu. Il faut attendre le milieu du XVIII eme siècle pour l’unification des différents petits royaumes. En 1768, Kathmando devint la capitale du Népal. La dynastie Shah régna sur le Népal jusqu'en 2008.

Tout comme Bhaktapur et Patan, le centre historique recèle de nombreuses richesses. Beaucoup sont concentrées autour de Durbar square. Si 90% de Kathmandu fut épargné par le séisme, l’ancien palais royal, qui était mal entretenu, ne résista pas. Du temple de Maju Deval  connu de tous les touristes, il ne reste plus que le socle.

Le socle du temple de Maju Deval

Durbar Square

L'ancien palais royal

Intérieur de l'ancien palais royal

Les sculptures sont numérotées

La tour ronde a résistée

Entrée du palais royal

 

Mais Kathmandu abrite toujours de nombreuses richesses comme la maison de la Kumari qui date du XVIIIe siècle  et se situe au dans Dubar square. D'extérieur, la maison aux multiples fenêtres impressionne par la précision et la finesse de ses sculptures en bois. Deux lions en pierre gardent l'entrée. La cour est magnifique. Tout l'art des ébénistes newars est ici rassemblé. A part la cour, impossible de pénétrer à l'intérieur de la maison, celle-ci est encore habitée par une jeune fille vierge, appelée la Kumari, La tradition de la Kumari remonte au XVIIe siècle. Elle est considérée comme l'incarnation de la déesse Taleju. Choisi parmi des fillettes de quatre à cinq ans, elle demeurera la réincarnation de la déesse sur terre jusqu’à l'apparition de ses premières règles. On la renvoie alors dans sa famille.

La maison de la Kumari

Idem

Idem

Temples vers l'ancien palais royal

Idem

Commerçant vers Durbar Square

Deux autres lieux sont incontournables à Kathmandu

Le Stupa de Swayambunath perché sur une colline isolée à l'ouest de Katmandou est un des lieux les plus sacrés de Kathmandu, il est surnommé, non sans raison, le temple des singes. Les yeux de Bouddha ont été peints sur chaque côté du stupa, des petits temples entourent le stupa. Un autre attrait est la vue imprenable sur la vallée de Kathmandu et ses 4 millions d’habitants.

Swayambunath

La Légende de Swayambunath

Il est dit que Katmandou était autrefois immergée sous les eaux d'un immense lac. Au milieu de ce lac, se trouvait un grand lotus. Le Bodhisattva Manjusri venu rendre hommage à cette "auto-création" (Swayambhu en népalais) voulu rendre ce lieu sacré accessible aux fidèles, il fit alors évacuer l'eau du lac. Ainsi fut créée la vallée de Katmandu. Le lotus se transforma en colline et sa fleur en stupa, d'où le nom de Stupa de Swayambunath...

Pélerins

Des centaines de singes habitent les lieux

Le stupa de Swayambunath

 

Mon préféré Bodhnath

Bodnath est l'un des principaux sanctuaires bouddhistes de la région de Katmandou. Son stûpa du XIV siècle qui domine l'horizon est, avec ses plus de 100 m de circonférence, l'un des plus grands au monde. Il est vénéré par les tibétains qui viennent ici en pèlerinage. Il figure au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979.

Bodhnath

C’est un petit village dans la ville avec ses commerçants et ses temples qui l’isolent du bruit de la circulation. Il est très reposant de monter boire un rafraîchissement (où une boisson chaude) accompagné (ou non) d’une pâtisserie sur l’une des nombreuses terrasses qui entourent le stupa.

Autour du stupa

Monastère tibétain

L'heure de la prière

Mandala cosmique

Un dernier regard