Bernard nous donne son avis de voyageur suite à sa participation au voyage lecteur de Grands Reportages organisé par Tirawa : dans l'intimité du Bhoutan avec Robert Dompnier.

Il y a longtemps que je voulais aller au Bhoutan ; après le Népal, le Ladakh et le Tibet, ce petit pays m’attirait par son authenticité encore préservée, sa culture peu connue, ce côté mystérieux qui incite le voyageur un peu curieux à aller voir sur place.

Seul bémol à cela le prix des voyages qui est trop élevés pour moi ; mais malgré tout je jetais un coup d’œil de temps à autre par curiosité chez Tirawa, spécialiste de cette destination. Un jour je tombe par hasard sur ce voyage unique, encadré par Robert Dompnier en personne et Anthony Nicolazzi, rédacteur en chef du Magazine Grands Reportages que je connaissais d’un autre périple au Népal, et étant un peu plus à l’aise financièrement, je décidais donc de m’inscrire.

 

Et après un long voyage, la découverte ; assez peu de touristes, une ambiance générale paisible, la vie rurale avec la récolte du riz et de belles couleurs, l’architecture préservée des habitations surtout à la campagne ; mais aussi une fête de village ou un festival dans un monastère décidé au dernier moment. Et surtout le soir à l’heure l’apéro, les commentaires de Robert Dompnier sur l’histoire, la religion, la société du Bhoutan, la présence de son amie Françoise Pommaret, et bien sur les anecdotes de Anthony Nicolazzi témoignant d’une vie d’aventurier déjà bien remplie.

Il ne faudrait surtout pas oublier les magnifiques Dzongs : Paro, Punakha, dont l’harmonie des lieux, des formes, des couleurs qui se dégage de ces bâtiments, apporte aux voyageurs que nous sommes un peu de sérénité ; et en point d’orgue le fameux monastère de Taktsang, perché en un lieu aussi improbable que magnifique, et qui se dévoile petit à petit au gré de la montée, d’abord dans la forêt puis par un escalier abrupt, et après une dernière volée de marches enfin on y est. Petite merveille d’intégration dans le site la « Tanière du Tigre » n’a pas usurpée son nom.
 

Voilà résumé en quelques phrases un voyage dense, dépaysant, que j’aurais beaucoup regretté de ne pas avoir fait, car j’ai vu un pays qui évolue bien sûr, peuplé de gens fiers et soucieux de protéger leur patrimoine culturel auquel ils sont très attachés, mais aussi libres, tournés vers l’avenir et prêts à entrer dans le monde moderne.
 

Souhaitons-leur que le BNB reste bien une réalité et ne soit pas relégué au rang des souvenirs.

Bernard RUBOD DIT TRECHET