Retour sur ce qui a inspiré Annie et Denis lors de leur voyage en Birmanie.

Pourquoi la Birmanie, me demandez-vous…. Je serais tenté de vous dire : pourquoi pas la Birmanie…

Ayant découvert les voyages à l’étranger il y a bientôt 6 ans, je suis impatient de repartir dès que je repose le pied en France. Non pas que je ne m’y plaise pas, mais parce que le virus du voyage s’est ancré en moi et que le seul traitement possible est la découverte d’un nouveau pays.

Athée du bout des ongles, jusqu’aux cheveux, j’étais quand même curieux de comprendre ou du moins d’appréhender le bouddhisme.
De plus, cette contrée qui hésite encore entre Birmanie et Myanmar, laisse planer pour moi une part d’inconnu et de mystère, et même si elle se visite depuis longtemps, il me semble qu’elle est pour l’instant moins touristique que ses pays voisins Thaïlande ou Laos.
Ce sont ces raisons qui m’ont poussé à choisir ce pays.

La Birmanie ne m’a pas déçue, mais la pratique d’un bouddhisme «strict » qui va jusqu’à priver les femmes de certains rites ou lieux de culte me gêne. Je pensais le bouddhisme plus tolérant….

Ces siècles de bouddhisme ont laissé derrière eux, un trésor architectural immense qui est disséminé sur tout le territoire birman, tel que le vent aurait éparpillé les graines d’un arbre géant.

Des milliers de temples, pagodes, stupas, ou monastères, ont poussé dans un désordre organisé, donnant naissance à des lieux extraordinaires comme le rocher d’or, le mont Popa ou encore le plus invraisemblable : Pagan. Mais la Birmanie a d’autres trésors en son sein et l’on ne peut pas passer sous silence la beauté d’un coucher de soleil au pont U-Bein ou la féerie surréaliste du lac Inlé.

C’est d’ailleurs au détour de ces lieux  magiques, que l’on découvre la vraie richesse de ce pays : son peuple.
Comment ne pas craquer devant autant de gentillesse, comment ne pas répondre à tous ces sourires, comment ne pas accompagner des yeux ces regards profonds et intenses, comment rester insensible devant l’humilité d’un bonze dans sa quête matinale, comment refuser une tasse de thé offerte affectueusement par une femme Pao, dans sa modeste demeure, ou encore comment ne pas accepter les cacahuètes données sans arrière-pensée, par une paysanne Intha sur le pas de sa porte…

Alors oui, ce qui émane et se dégage de ce peuple birman me laisse à penser que c’est aussi ce que je suis venu chercher.

Denis S.