Embarquez avec nous pour un voyage en Éthiopie. Pays unique et extrêmement divers : randonnées, treks, rencontres ethniques, découvertes culturelles et naturelles comme fils conducteurs d'un voyage inoubliable.

Il existe très peu de pays dans lesquels il est possible, en 1 seul voyage, de passer de plus de 4000 m d’altitude à  - 200 m sous le niveau de la mer… ou de vestiges australopithèques aux témoignages chrétiens ou de l’ère sabéenne...

Connue pour être le berceau de l’humanité depuis la découverte de Lucy une lointaine parente dans les années 70, l’Éthiopie n’en demeure pas moins une terre de contrastes propice à l’aventure. Les multiples attraits de ce pays contentent aussi bien les voyageurs novices que les explorateurs….


   



Éthiopie, terre de treks !

Commençons par le commencement. Si ce pays africain figure en bonne place chez Tirawa c’est qu’il offre de somptueux terrains de jeux pour les amateurs de treks à travers les massifs montagneux du Simien et du Gheralta. 


Les paysages traversés évoquent par endroit le grand ouest américain… en plus élevé tout de même. Le Ras Dashen, sommet du Simien et de l’Éthiopie, culmine à 4543 m. L’érosion et le temps ont agi de main de maître. Ils ont formé des grands espaces spectaculaires faits de plateaux perchés, d'escarpements vertigineux ou de profonds canyons.

 

Cette nature vierge classée par l’UNESCO offre un écosystème riche où s’épanouissent de manière endémique des figuiers géants, des lobélies, des babouins geladas, des walia (sorte de bouquetins), des chacals, des gypaètes barbus ou le fameux loup d’Abyssinie.
 


Mais détrompez-vous, les animaux ne sont pas les seuls habitants des lieux. Des villages de Geech à Sona, la chaleur des regards et les sourires des bergers vous feront oublier la simplicité matérielle et la rusticité.



 


Le massif du Gheralta offre, en plus de la beauté de ses paysages, une dimension patrimoniale et spirituelle intense. Le voyageur alterne randonnées à couper le souffle et visites culturelles. Sanctuaires, églises troglodytiques et rupestres (pour les plus anciennes), se cachent le long des chemins. Heureusement notre guide est là pour dévoiler ces petits bijoux taillés dans la roche, pétris d’histoire et abritant fresques, peintures, bois sculptés et croix séculaires. 


Prendre part aux fêtes religieuses

La plongée dans l’histoire et la culture continue… L’Éthiopie est un pays chrétien orthodoxe pratiquant un modèle rituel qui lui est propre. Entre l’austérité d’un pope russe et la sévérité monacale grecque, le voyageur aura l’occasion de s’immerger dans la ferveur et la liesse populaires lors de fêtes religieuses qui rythment la vie des Ethiopiens. Nous vous en conseillons trois.


Meskal. 
Cette fête mi-chrétienne, mi-païenne célébrée depuis plus de 1700 ans et une sorte de nouvel an éthiopien. Un grand feu purificateur nourri par les fidèles au fur et à mesure d’une procession marque le renouveau. Ce dernier est également symbolisé par l’éclosion des "adey abeba", ces marguerites jaune d’or qu’on s’offre à cette période. Dites-le avec des fleurs !

Timkat. 
Cette fête majeure de 3 jours correspond à l'Épiphanie. L’ensemble des représentants religieux parés de lourdes capes, de parapluies de velours brodés d'or et accompagnés de musiciens et de l’ensemble de la population, paradent dans les rues avec des tables de pierre, répliques de l’Arche d’Alliance. Les prières, les chants et les danses se suivent dans des processions hautes en couleurs ! Bien que l'Ethiopie soit encore bien loin du tourisme de masse, cette fête est celle qui draine une population grandissante de voyageurs étrangers notamment dans la ville de Lalibela… nous avons donc préféré nous en éloigner et vous offrir la primeur et l'autenticité de Timkat dans une région plus reculée.


Fasika. 
Une fête incontournable du calendrier orthodoxe puisqu’il s’agit de Pâques. Les Éthiopiens se rassemblent dans les églises, prient et chantent pour célébrer la Résurrection du Christ et la fin du carême comme il se doit. Les fidèles portent le « gabi », ce vêtement blanc immaculé qui contraste avec les lourdes chasubles de velours pourpre ou bleu des prêtres. Cette fête est encore plus belle lorsqu’on y assiste dans les églises monolithiques de la ville de Lalibela, la Jérusalem Noire, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. 
 

Rencontres des ethnies du Sud

Vallée du Rift, grands lacs poissonneux, delta de rivières fertiles, parcs nationaux abritant une faune ultra riche : hippopotames, gazelles de Thomson, crocodiles, zèbres de Burchell, pélicans, éléphants, girafes ou buffles… le Sud éthiopien, vous en conviendrez, a beaucoup d'attraits. Mais il y a encore mieux, cette vaste région, la vallée de l'Omo classée par l'UNESCO, est la terre de plusieurs ethnies aussi diverses que variées. Fait remarquable, même si certaines ne comptent que quelques centaines d'individus, elles disposent de leurs propres langues, coutumes, habitats, critères de beauté et moyens de subsistance. Les Mursi, peuple d'agro-pasteurs aux pratiques guerrières arborent crânes rasés, oreilles percées, bras et thorax scarifiés. Les femmes de haut rang portent quant à elles un plateau d’argile inséré dans la lèvre inférieure. Le contact n’est pas des plus chaleureux contrairement aux autres ethnies mais elle vaut vraiment le déplacement.

Les Ari décorent leurs maisons avec de belles peintures murales et utilisent le miel comme monnaie d'échange lors de marchés locaux par exemple. Ces événements hebdomadaires sont également des lieux de rencontres et de trocs avec les Karo aux belles peintures corporelles, les Dassanetch, peuple de cultivateurs ou les fiers et non moins souriants Hamer, pasteurs-éleveurs semi-nomades…

Une expérience unique auprès de peuples aux traditions vivaces mais pour combien de temps encore ?  

 

Danakil : plongée dans les entrailles de la Terre

Impossible d’effectuer un voyage en Éthiopie sans se rendre dans la région du Danakil. Nombreux sont ceux que font d'ailleurs abstraction du reste des richesses de ce pays pour se concentrer uniquement sur cette région, rouverte depuis peu aux étrangers. Le Danakil compte parmi les zones les plus isolées et les plus arides de la planète mais son pouvoir d'attraction est ailleurs. Explications : désolée, elle abrite un désert de sel que des forçats s’évertuent à découper et à transporter à dos de dromadaires jusqu’à la civilisation…

 

Plus loin, le volcan Dallol qui transpire gaz et acide à travers une importante couche de sel et de potasse, offre à l’œil du voyageur prêt à l'affronter, d’énormes vasques orange, jaunes ou vertes fluo.


Mais le clou de ce spectacle « grandeur nature » est sans conteste le volcan Erta Ale.


A la nuit tombée, la randonnée commence sur des champs de lave solidifiée. Le voyageur marche jusqu'au cracheur coupable et à ses lacs de lave en fusion aux abords desquelles il dormira à la belle étoile…

 

 

Entre excitation, effroi et fascination indescriptible, on prédit qu'il n'aura pas envie de dormir !