10/09/11 De Yara à Tangge

Aujourd’hui, nous avons eu l‘impression d’évoluer sur une autre planète. Il fait beau, les nuages restent accrochés sur les sommets, mais les lumières n’en sont que plus belles.

Yara

.

Belles lumières

.

Sur le plateau, nos chevaux et bagages

.

Nos chevaux semblent minuscules sur le chemin

 

Le décor minéral semble vraiment irréel. Certes, l’étape est longue  avec du dénivelé et en début d’après midi le vent se lève mais la récompense est au rendez vous.  Vers 10h le chemin descend du plateau, et il faut traverser la Dheychang river qui est toujours un peu haute à cette époque de l’année, c’est l’occasion de profiter du cheval. Nous nous arrêtons à un campement de népalais qui restent ici pour trouver des fossiles et servir le thé aux rares étrangers qui s’aventurent par la, ils n’ont vu personne depuis plus d’une semaine.

 

Descente sur la Dheychang Kola

 

Je n'ai rien de Luky Luke

 .

.

.

Un petit regret, nous n’avons fait qu’apercevoir le sommet des Annapurna, les nuages ont refusé  de s’éclipser, c’est dommage car le ciel bleu ne manque pas. L’alignement de  chortens de Tangge est toujours aussi majestueux et le village est resté authentique.

Allignement de chortens à Tangge

Comme il n’existe pas de lodge, nous allons dormir chez l’habitant.  Une petite pièce qui dispose de deux banquettes est  mise à notre disposition. Pas de salle de bains ni de WC non plus, mais la nature est grande. Le robinet du village, près des chortens, fera l’affaire pour la toilette.

Chez l'habitant, l'eau provient d'une petite citerne sur le toit

.

Tissage

.

Notre chambre

Contrairement à une partie des habitants du Mustang qui rejoignent les basses vallées pour l’hiver, nos hôtes restent ici toute l’année. Dans une annexe, un métier à tisser est dressé et  la patronne l’utilise dès qu’elle dispose d’un moment de libre. Peu avant la tombée de la nuit, la vache et le petit veau sont de retour, c’est l’heure de la traite, réalisée en deux fois, car il faut en laisser pour le petit veau qui attend son tour. C’est seulement lorsque sa tétée est finie que la traite définitive se termine. Vu la taille de la vache, la traite rapporte maximum deux litres.

Après le tissage, la traite

Nous attendons l’heure du repas dans la cuisine. Nous ne sommes pas seuls, en plus de notre équipe, il y a la famille, la voisine qui allaite le petit dernier et quelques voisins. Il y a aussi un jeune chat un peu fou-fou qui court partout et qui ne semble pas trop s’inquiéter lorsque le petit dernier lui tire la queue. Ca tchatche dur et les questions nous concernant ne manquent pas.  La patronne  qui a eu neuf enfants prépare, assise à même le sol en terre battue, le traditionnel Dal bhat pour la famille et notre équipe. La cuisine dispose d’un évier, l’eau  arrive par un tuyau relié à une  petite citerne sur le toit.  L’évacuation des eaux usées  va arroser directement le jardin.

Le petit dernier

Cette entrée a été publiée dans Non classé. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.