C’est le printemps au Mustang

Paulo Grobel, guide de haute montagne, grand spécialiste du Népal et surtout des endroits les plus reculés de cet ex royaume himalayen, va nous conter l’histoire, voire les histoires qui entourent le Mustang. Un rendez vous tous les deux mois sur ce nouveau blog de Tirawa.

C’est le printemps au Mustang.
Nous voici au sommet du Bhrikuti.
Il fait un temps merveilleux et notre regard se perd dans la multitude des sommets enneigés du massif du Damodar. Très loin au Sud, émergent l’Annapurna I et le Dhaulagiri, seul point de repère sur l’horizon.
Pourtant, notre attention se porte au Nord, vers les étendues désertiques du plateau Tibétain où nous espérons inaugurer les prochains jours un nouvel itinéraire de randonnée pour rejoindre un petit village perdu du Mustang, Samdzong.

Il est des paysages, des massifs qui me comblent. Inlassablement, passionnément, j’en arpente le moindre recoin, visitant chaque village, chaque vallée pour décrypter, découvrir d’autres chemins de traverse.

Au Népal, le Mustang est une région unique, à nul autre pareil. D’ailleurs, est-ce vraiment le Népal ? Pour sa richesse culturelle et esthétique, son originalité, le Mustang mérite qu’on lui consacre du temps, qu’on flâne en chemin. Et c’est ce que nous ferons au fil des épisodes, des pages de ce blog exclusif « Au Mustang, sur les traces du sacré… ». Dans ce blog, je voudrais vous raconter des histoires.

L’histoire de notre ascension du Bhrikuti, bien sûr, mais surtout la suite du périple à saute–frontières entre Chine et Népal.
L’histoire de la belle Bhrikuti, à la fois princesse népalaise, déesse du bouddhisme Tibétain et épouse du roi Songtsen Gampo.

Il y a aussi la Kali Gandaki, véritable colonne vertébrale des lieux, route du sel et de commerce ancestrale. Très loin, à sa source, les lacs sacrés du Damodar sont le théâtre d’un grand pèlerinage hindouiste à la pleine lune du mois d’août, pour Janaï Purnima. Avec ces Damodar Kunda nous voici dans une enquête topographique captivante. Mais où se cachent-ils donc ? Il nous faudra comprendre aussi pourquoi Hindouisme et Bouddhisme y sont si intimement et étrangement imbriqués. C’est l’histoire et la réalité actuelle de Kag et Beni…

Au centre de notre voyage, il y a surtout Rigzum Gömpo et les « sacred landscapes», si merveilleusement symboliques qu’ils transforment le Mustang en une véritable cathédrale à ciel ouvert. Avec cette trilogie de couleurs, nous voyagerons jusqu’au Tibet, au monastère de Sakya. Le Tibet sera également présent pour évoquer Chushi-Gangdruk, l’armée de résistance des Khampas ou Michel Peissel.

Clin d’œil alpinistique, un sommet proche du Bhrikuti a été baptisé en son souvenir, le Shelka Kangri à 6358 m, de son nom Tibétain.
Mais qui est donc Bhrikuti ?
Rendez-vous en septembre pour le 1er épisode de cette itinérance culturelle au Mustang !

C’est le printemps au Mustang


 Au sommet du Bhrikuti, Chhotemba et Gyalzen

Le jour du sommet …

Panorama depuis le sommet du Bhrikuti

Au fin fond du Mustang !

Des trésors bien cachés

Ermitage

Falaises avec habitat troglodyte

La déesse Bhrikuti

 

Le Bhrikuti depuis la marche d’approche

Montée au camp de base

Lori Gompa

Traces du Sacré

Dans une cour intérieure

Village de Samdzong

Prosternation

Pierres à Mani

De l’usage des pierres…

Consultation en plein air

Gompa de Lho Manthang

 

La Kali Gandaki vue d’en haut …

La Kali Gandaki vue d’en bas…

Dans les eaux de la Kali Gandaki

Les murailles de Lho Manthang

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