Centre historique de Mexico

Nous voici arrivés au terme de ce grand voyage de découverte… Nous avons encore quelques beaux monuments à voir, et pour ce faire nous sommes déjà au petit déjeuner de l’hôtel dès son ouverture. Les serveurs se demandent bien ce qui peut tous les jours nous motiver aussi fortement…


Par la Calle Madero qui est juste derrière l’hôtel, cette rue étant l’artère principale du centre piétonnier, nous gagnons le Zocalo ou Plaza de la Constitution. Cette place concentre comme toujours au Mexique le pouvoir politique et religieux. Les Mexicains disent que cette place est la troisième en taille dans le monde, après Tienanmen et la place Rouge !


La cathédrale trône sur l’un des côtés. Cet énorme vaisseau a des problèmes de fondations, et elle s’enfonce progressivement dans le sol, malgré des travaux titanesques pour la maintenir à flots. Un immense fil à plomb mesure les oscillations du vaisseau. La grande nef centrale est coupée par l’autel du Pardon qui abrite deux buffets d’orgue face à face.

Au centre de la nef, un fil à plomb qui mesure l’inclinaison de l’ensemble ! Au fond, le retable des rois constitue de chef d’œuvre absolu de l’art churrigueresque mexicain

Juste à côté de la cathédrale, les vestiges du Templo Mayor, le plus grand lieu de culte aztèque. Ce sanctuaire symbolisait la puissance impériale et chaque nouveau souverain, pour démontrer sa grandeur, ordonnait que cette pyramide soit recouverte par une nouvelle structure. Ainsi en 150 ans, 7 pyramides successives ont été construite pour donner à la fin un ensemble de 80 mètres de côté sur 42 mètres de hauteur ! Les fouilles n’ont commencé qu’en 1978 et un superbe musée à été inauguré derrière ces ruines en 1987. Il conserve plus de 8000 objets retrouvés sur le site, dont deux pierres monumentales qui sont les pièces maitresses de ce lieu.

Maquette du Templo Mayor. Au sommet, deux temples qui représentaient le monde de la dualité

L’une des nombreuses pièces retrouvées sur le site

Le Monolithe de Tlaltecuhtli, le dieu de la Terre, ici sous son apparence de femme accroupie

La pierre de Coyolxauhqui, éclairée par des spots de couleur. C’est l’autre pièce importante de ce musée

Bordant le Zocalo sur toute une longueur, le Palacio National est le siège du pouvoir républicain, c’est la raison pour laquelle cette place est souvent encombré par des manifestions et des occupations contre le pouvoir ! A l’intérieur, des fresques de Diego Rivera décorent de manière sublime le grand escalier et la galerie supérieure de la cour principale. C’est un véritable livre d’histoire qui se déroule devant nos yeux. L’épopée du peuple mexicain se décompose en un triptyque : le mur de droite évoque le pays avant l’invasion espagnole, le grand mur du milieu montre les vicissitudes du pouvoir depuis la conquête jusqu’à l’indépendance suivi des guerres civiles et des invasions étrangères, le mur de gauche évoque l’enthousiasme marxiste de Rivera. Cette première œuvre fut exécutée entre 1930 et 1935.

Vue d’ensemble de la grande cour intérieure du Palacio National

Mur de droite. Avant la conquêtes espagnole

Le mur du milieu. La conquête, l’indépendance et les guerres intestines

La victoire du socialisme, Marx trône en haut !

Sur les murs de la galerie du premier étage, des fresques rendent hommage aux peuples indiens. Ces peintures ont été effectuées de 1942 à 1954.

Vue d’ensemble de l’un des côtés de la galerie du premier étage du Palacio National

Détail de l’une des fresques qui représente Tenochtitlan

Avant de clore par la visite du musée des Beaux Arts, situé au bout de la place de l’Alameda, petit tour rapide à la Poste ! Ce palais travaillé en pot pourri de gothique, renaissance italienne et hispano-mauresque, a été construit par Adamo Boari, architecte italien… qui a aussi réalisé le palais des Beaux Arts voisin ! Le squelette métallique de l’édifice est recouvert de pierre.

Le grand escalier central du Palacio de los Correos

Le Palacio de Bellas Artes ferme le côté Est du parc de l’Alameda. Comme pour la poste, l’architecte – ingénieur Adamo Boari a imaginé une structure métallique, recouverte de marbre de Carrare. A l’intérieur, une salle d’opéra et un musée, avec des grandes œuvres murales de Rufino Tamayo, Diego Rivera, José Clemente et David Siqueiros. Une autre section, des salles fermées, sert pour les expositions temporaires… et en ce moment l’exposition temporaire se nomme « Pinta la Revolution », et c’est sur ces œuvres que je vais prendre congé de vous, lecteurs de ce blog. Merci de nous avoir suivi et merci à Rafael, notre guide local qui fut excellent, aux différents chauffeurs qui nous ont conduits dans ce Mexique profond. Et enfin, merci à ce groupe de fidèles clients de Tirawa, à leur patience, bonne humeur et ponctualité !

Devant le Palacio de Bellas Artes, avec une manifestation d’étudiants pas contents !

La Nativité par Rivera

Diverses œuvres de l’exposition temporaire « Pinta la Revolution »

Deux tableaux de Frida Kahlo dans cette expo temporaire

Triptyque de Rivera, collection permanente

Dans le grand patio central du bâtiment, en haut une fresque de Rivera (l’Homme à la croisée des chemins - 1934) et en bas une fresque de Tamayo (le Mexique d’aujourd’hui – 1953)

La structure métallique du bâtiment

Le hall principal, en haut une fresque de Siqueiros (Nueva Democratia – 1944)