Ascension du Volcan Paricutin

Comme tous les matins il y a tempête de ciel bleu ! Le soleil se lève sur le cône du Paricutin … et sur la tour de la basilique de San Juan Parangaricutiro, seul vestige qui tient encore debout dans un champ de lave de 25 km2.

Le dôme du volcan Paricutin

La tour de la basilique de San Juan Parangaricutiro

Cette journée est consacrée à l’ascension du volcan de Paricutin, situé à environ 10 km à vol d’oiseau d’Angahuan. Pour y aller, plusieurs solutions : à cheval (avoir le derrière acclimaté aux selles dures), à pied depuis le village (28 km aller et retour) ou en bétaillère jusqu’au pied du volcan proprement dit ! C’est la troisième solution que nous avons retenue à l’unanimité ! De plus par cette méthode nous allons pouvoir faire le tour complet du volcan. Après deux heures de piste nous voici au pied du dôme. Il ne reste que 200 mètres de dénivelé pour atteindre le cratère.

Le Paricutin, le plus jeune volcan du Mexique, est situé dans une région parsemée de nombreux cônes monogéniques recouverts de végétation. Encore quelques dizaines d'années et le Paricutin leur ressemblera... Dionisio Pulido a assisté à la naissance du Paricutin, le 20 février 1943 : « le sol retourné par la charrue chauffait la plante de mes pieds nus puis d'entre les sillons je vis s'élever et onduler une colonne de fumée blanche... Des failles commencèrent à apparaître dans le sol et d'en bas venait un bruit horrible comme si l'on débouchait quelque bouteille géante ».

L'éruption a duré neuf ans, avec des projections de bombes, des pluies de cendres, et des coulées de lave : tout a été minutieusement répertorié probablement comme jamais auparavant. Finalement, en mars 1952, la lave avait recouvert 25 km2, enseveli plusieurs villages et le cône du Paricutin avait une hauteur de 424 m.

Transport de luxe pour le Paricutin

Arrivée vers le point de départ de l’ascension

C’est parti pour une heure d’ascension

La cratère du Paricutin

Un superbe sentier fait le tour du cratère

Pour la descente, un couloir de fines scories permet un retour rapide et ludique vers le plancher des vaches

Notre guide Rafael

Pour rentrer à notre camp de base de Angahuan, nous prenons la piste Ouest, celle qui mène directement aux ruines de la basilique de San Juan Parangaricutiro. C’est un spectacle assez étonnant de voir les restes d’un immense bâtiment détruit par une coulée de lave.  A 100 mètres prêts cette basilique serait encore debout… mais la nature en a décidé autrement ! D’un côté le maître hôtel est en partie intact, et de l’autre une tour tient encore debout ! Dominant le site, un groupe de pèlerins, tout de blancs vêtus, vient faire quelques rites, certainement mi païens et mi religieux ! Aujourd’hui est un jour spécial puisque nous sommes le 21 mars, jour de l’équinoxe. Et ici cette journée signifie le début de la croissance du maïs, aliment capital depuis des millénaires pour les indigènes.

Ce qui reste de l’autel de la basilique de San Juan Parangaricutiro

Une tour de la basilique reste encore debout

Le Paricutin montre son nez à l’horizon

Un ancien du village nous montre quelques photos d’époque