Barrancas del Cobre et Creel

Nos chambres à l’hôtel Posada Barrancas Mirador dominent tout le site. Elles méritent le statut de « Room with a View », surtout avec le soleil généreux qui nous frappe de plein fouet.

Chambre avec vue !

Au programme ce matin, une descente en téléphérique dans le canyon. Inauguré il y a moins de 10 ans, il permet de rejoindre le bord du canyon (2400 m d’altitude) à une butte qui domine la partie inférieure de la gorge : Meson de Bacajipare (1930 m). Entre ces deux points il y a trois kilomètres de cable, une véritable prouesse technique réalisée par un constructeur suisse. Il faut 10 minutes pour descendre avec cet engin. En parallèle, il existe une ligne de tyrolienne, une des plus longues du monde, où l’amateur de sensations fortes atteint la vitesse de 130 km/h. Ce canyon est toujours habité par des communautés de Tarahumaras qui voient d’un mauvais œil ces projets de développement dans lesquels ils ne sont pas impliqués !

La partie inférieure du canyon, il reste encore 1400 de dénivellation pour atteindre le fond !

Tarahumara en tenue traditionnelle

Le téléphérique remonte sur le plateau

... Et l’autre arrive à Meson de Bacajipare

De retour sur le plateau sommital, nous ferons un court arrêt à Divisadero, la station d’où les voyageurs pressés peuvent avoir un aperçu du canyon en descendant rapidement du train qui poursuit sa route après 20 minutes de stop. De nombreuses vendeuses d’artisanat se disputent le potentiel client !

Le supermercado de Divisadero

En fin de matinée, poursuite vers la ville de Creel. Avant de nous rendre dans cette localité, passage par le beau lac Arareko. C’est un lieu sacré pour les communautés locales, elles y vénèrent la divinité de l’eau.

Le lac Arareko

Un peu plus loin, visite de l’église dédiée à San Ignacio de Loyola, construite par les Jésuites au XVIIIème. C’est rustique et simple mais terriblement beau et vrai dans un cadre austère. Un peu plus loin, nous pénétrons dans la Vallée de los Monjos, c’est à dire la vallée des Moines. Le nom en tarahumara de cette région est « Bisabirachi » ce qui signifie « pénis en érection ». De là à penser que ces fameux moines étaient à classer dans la catégorie « lubriques »… il n’y a qu’un pas. Dans tous les cas cette vallée est superbe !

L’église dédiée à San Ignacio de Loyola

Statue de San Ignacio de Loyola

Femme Tarahumara

Une des spécialités de l’artisanat local : la vannerie

Fillette Tarahumara

Vallée de los Monjos

C’est fort tardivement que nous arrivons enfin à Creel. Certains estomac crient famine paraît-il ! Creel c’est un peu le Far West, une rue centrale où les possesseurs de 4x4 peuvent faire comme aux Etats Unis… « cruising main street » !

En dehors des nombreux magasins de souvenirs, il y a un endroit à visiter : le Museo Casa de las Artesanias. En ce moment il y a une exposition consacrée au poète français Antonin Artaud. Il a consacré un ouvrage aux Tarahumaras qui l’ont initié au peyotl, un cactus aux vertus hallucinogènes (« Les Tarahumaras » paru chez Folio Essai en 1987).

Main Street, Creel

Exposition photographique au musée avec textes de Antonin Artaud