De Monte Alban et Oaxaca

La route qui mène à Oaxaca est digne de la Suisse avec un bitume parfait et des courbes majestueuses. Une heure après Tehuacan, nous traversons un grand canyon qui est au point de rencontre entre la Sierra Madre Occidentale et Orientale.

Le canyon entre les deux Sierra du Mexique
Une fois arrivés à Oaxaca, nous grimpons directement vers le site de Monte Alban qui domine la ville.  La construction de ce site a débuté 500 ans avant notre ère. Olmèques,  Zapotèques et Mixtèques ont successivement utilisés ce site certainement pour des raisons purement rituelles. Les terrasses, barrages, canaux, pyramides et tertres artificiels de Monte Albán ont été littéralement sculptés dans la montagne et sont les symboles d'une topographie sacrée. La splendide capitale zapotèque s’est épanouie durant treize siècles, de 500 av. JC à 850 de notre ère, lorsque son ultime abandon commença pour des raisons qui n’ont pas été élucidées. Le site archéologique est connu pour ses dimensions uniques, qui illustrent la chronologie de base et le style artistique de la région, et pour les vestiges de temples magnifiques, de terrain de jeu de balle, de tombes et de bas-reliefs avec des inscriptions hiéroglyphiques.

L’ensemble du site de Monte Alban depuis les quartiers Nord, réservés à l’élite

Le terre-plein central avec la pyramide Sud, quartier de l’armée

Le quartier de l’élite, invisible depuis la place principale

Mur des Danseurs, bas reliefs d’influence Olmèque et vues (depuis la pyramide Sud)

Le sommet de la colline originelle a été totalement aplani.

Le terrain du jeu de balle. Il est dit que le vainqueur de chaque tournoi… était sacrifié !

Retour dans la ville d’Oaxaca où nous prenons nos quartiers dans un charmant hôtel en plein centre historique. Outre ses nombreux édifices hérités de l’époque coloniale, Oaxaca est également le berceau de la civilisation zapotèque, de nombreuses communautés indiennes s’y sont installées.

Notre hôtel à Oaxaca

En dehors du charme des ruelles de la ville, classée au patrimoine de l’Unesco en 1987, le couvent et l’église de Santo Domingo méritent à eux seuls le détour. Le couvent a été converti en musée et abrite, entre autre, le contenu de la Tombe 7, découverte sur le flanc Nord de Monte Alban. C’est un trésor inestimable qui a traversé les siècles sans être pillé !

L’un des cloîtres du couvent Santo Domingo


L’une des pièces importantes du trésor de la tombe 7

Quand à l’église Santo Domingo, derrière une façade plutôt sobre, les Dominicains ont décoré l’intérieur avec un baroque flamboyant !

L’église Santo Domingo, retable du maître-hôtel et chapelle du Rosaire

Par une superbe rue piétonne bordée de maisons anciennes, nous descendons ensuite sur le zocalo, la place principale de la ville. La cathédrale trône sur l’un des côtés de cette place où l’animation est frénétique.

Façade de la cathédrale d’Oaxaca


Assise au pied de la cathédrale, cette femme semble implorer les divinités…

La vision de cette ville de nuit vaut le détour. La chaleur est tombée et les badauds déambulent au milieu des marchands de rue.



La place de l’église Santo Domingo

Des mariachis donnent l’aubade devant des terrasses de café


La cathédrale avec sa lumière dorée