El Chepe et Canyon Urique

La nuit dernière fut difficile pour certains. Hier soir en effet, la population faisait la fête pour élire Miss Fuerte… et il est connu que les mexicains aiment le bruit. Comme notre hôtel était situé à côté de la plaza de Armas, les décibels franchissaient aisément les murs.

Les nombreux colibris qui virevoltent dans le patio de l’hôtel ne semblent pas avoir été dérangés par le bruit !

Ce matin, petit transfert pour la gare d’El Fuerte. Nous allons prendre le train, connu sous le nom d’El Chepe. Il a fallu 60 ans de travaux pour construire les 656 kilomètres de voies ferrées qui relient Los Mochis à Chihuahua (durée moyenne du trajet : 15 heures !). 37 ponts et 86 tunnels plus tard, la ligne fut inaugurée en 1961. Entre le point le plus bas et le point le plus haut il y a 2400 mètres de dénivellation. Pour aujourd’hui, car demain nous allons reprendre ce train pour aller plus loin, notre gare de débarquement sera celle de Bahuichivo.

Sœur Anne ne vois tu rien venir ?

Carte du trajet d’El Chepe

Le train : 1 voiture wagon restaurant et 2 wagons de première classe. Il existe aussi 3 fois par semaine un train avec des wagons deuxième classe uniquement

Le chef du train, un personnage très jovial qui annonce les curiosités le long de la voie

Le train arrive à l’heure et nous déposera à la minute près à la gare de Bahuchivo. La ligne, après deux heures de plaine, attaque la montée dans un labyrinthe de canyon, avec alternance de ponts et de tunnels. Les panoramas sont prodigieux.

Traversée du rio Fuerte par un pont de 500 mètres de long. Ce pont marque le début de la montée...

Dans le fond des canyons on trouve des cactus puis la végétation change et on trouve des conifères au sommet

Trois policiers lourdement armés patrouillent dans les trois wagons

Au dessus de la gare de Témoris, le train vient de faire un 180° dans un tunnel

A la gare de Bahuchivo, température fraîche et grand air pur ! Tito nous attend et après 40 minutes de route et piste, nous débarquons dans son lodge : las Cabanas San Isidro. C’est un ancien ranch reconverti dans l’écotourisme.

Ma chambre à San Isidro

Le décor dans tout le lodge est superbe et la nourriture abondante et goûteuse

Tableau de dangerosité des piments...

Dans l’après midi, départ pour le Mirador de Gallego. Dans cette région, grande comme 4 fois l’étendue du canyon du Colorado, la Barranca del Cobre consiste en un labyrinthe de sept canyons principaux et d’une dizaine d’autres plus petits. La profondeur maximale peut atteindre 1800 mètres. Pour aujourd’hui nous allons découvrir, depuis les hauteurs, la Barranca d’Urique. La piste zigzague sur les bords d’un plateau recouvert de pins. Différents points de vue offrent des premiers spectacles sur ce canyon, avant d’arriver à la grande descente sur Urique, petit village actuellement tranquille qui se trouve 1500 mètres plus bas.

Toute sortie de route se termine mal ! 

On commence à découvrir la Barranca d’Urique

Photo panoramique de la Barranca d’Urique

Une plateforme en encorbellement avec une partie du plancher en verre permet de tester sa réaction devant le vide !

Le village d’Urique dans le fond du canyon

Toute la région est truffée de canyons, creusés dans la roche volcanique de la sierra, vieille de 25 millions d’années

Les pentes des canyons regorgent d’oiseaux. Ici un Painted Redstar (Myiborus pictus)

L’un des propriétaires du ranch, le chapeau est de rigueur ici !