La Malinche

Comme je vous le disais ce matin, une petite (toute petite) partie du groupe nous a quitté pour grimper sur La Malinche... Voici leur récit de la randonnée du jour. Le volcan de la Malinche (4461 m), le 5ème plus haut sommet du Mexique, est un des rares volcans de plus de 4000m dont l’ascension ne présente aucune difficulté technique. L’itinéraire se fait en aller et retour par le même chemin, on peut donc s’arrêter en cours d’ascension... Il faut compter 4 heures de montée et 2 à 3 de descente. Ce volcan doit son nom à la maîtresse et interprète du conquistador Hernan Cortes, dont le corps fut déposé au sommet du volcan par les indiens Tlaxcaltèques. Au sommet, le panorama est superbe sur les volcans Iztaccihuatl (5286m), Popocatepetl (5452m) et le Pico Orizaba (le point culminant du pays à 5760m).

Au retour de cette ascension, j’ai demandé aux trois protagonistes (Françoise, Serge et Claude) de m’écrire leurs impressions et de me donner quelques photos. Voici le résultat de leur travail et merci à eux !

Panneau au départ du sentier de La Malinche

Suite aux visites archéologiques fort intéressantes, nous arrivons au jour 21, et au programme il y a l’ascension de la Malinche. Lors des explications sur ces merveilleux sites visités, nous avions bien compris que les sacrifices faisaient partie des rituels. Alors ce jour 21, non explicité dans le programme… va correspondre au jour du sacrifice ! Certainement, comme au Juego de Pelota, certains critères étaient nécessaires  pour être sélectionnés et avoir la possibilité de monter jusqu’à 4460 m d’altitude. 
Trois personnes seulement, sur les douze que nous sommes, sont désignées. Après un réveil aux aurores, quelle surprise de voir deux insomniaques, en pyjamas et pieds nus sur le trottoir, venues nous encourager ! 

Sur les trottoirs de Huamantla, à 4h30 du matin

Après une approche en bus jusque vers 3100 m d’altitude, c’est plombé par le poids de nos sacs à dos que nous commençons notre marche à la lumière de nos frontales. Lever du jour et éveil de la nature font parties du plaisir des départs matinaux et c’est sans regret que nous vivons ces instants uniques, alors que nos copains sont encore dans les bras de Morphée. Guillermo, notre agréable et compétent guide de montagne pour cette ascension, nous choisit un très bel itinéraire, d’abord en forêt puis sur une crête, ce qui nous permet rapidement de voir tous les sommets aux alentours. 

Dans la forêt de La Malinche

A la sortie de la forêt, vue sur l’arête qui mène au sommet

Le Popo et l’Ixta au loin

Sur l’arête sommitale

La fin de la course devient un peu plus délicate, à travers un éboulis de gros blocs. Finalement nous atteignons le sommet, après 1300 m de dénivelé, que nous ferons accompagné de trois chiens qui semblent bien connaître le chemin. Pas de vent au sommet, ce qui nous permet de lézarder plus d’une heure, avec en arrière plan le Popo qui de temps à autre éructe et lance dans les airs un joli panache de fumées toxiques. En conclusion, quel sacrifice… Nous en demandons encore souvent des comme cela ! Un grand merci à ceux qui nous ont donné l’occasion de vivres de si bons et beaux moments.

Des compagnons lors de l’ascension

Les 200 derniers mètres sous le sommet

Le Pico de Orizaba depuis le sommet de La Malinche

Le Popo éructe…