Mexico

Une longue journée nous attend. A 4 heures du matin, transfert vers l’aéroport de Chihuahua et vol pour Mexico. Nous perdons une heure au passage car Chihuahua est sur un autre fuseau horaire. A Mexico, notre chauffeur de bus s’appelle Théophilo, notre « Sergio » étant parti à un mariage !

En zigzagant dans les embouteillages habituels de cette mégalopole, notre chauffeur nous pose devant la statue de Christophe Colomb sur le Paseo de la Reforma. Cette immense avenue d’apparat a été tracée par l’empereur Maximilien qui souhaitait relier le château de Chapultepec, où il résidait, et le centre ville historique. A cette époque cette avenue portait le nom de « Paseo del Emperador ». Entre 1875 et 1910, un certain nombre de monuments viendront investir les ronds points de cette avenue, entre autre le « Monumento a la Independencia », érigé par le dictateur Porfirio Diaz à la fin de son règne. C’est le long de cette avenue que poussent maintenant des gratte-ciels défiant l’instabilité du sous-sol… et les tremblements de terre.

La statue de Christophe Colomb, sur le Paseo de la Reforma

Le centre de l’avenue de la Reforma est très agréable, une vaste allée verte accueille statues et autres sculptures

La Bourse de Mexico, sur le Paseo de la Reforma

Au sommet du « Monumento a la Independencia », l’Ange (El Angel) signe de début de la fin pour le dictateur Porfirio Diaz

Au pied du monument de l’indépendance, quelques uns des héros de cette époque : Vincente Guerrero, Miguel Hidalgo et Jose Maria Morelos

Fuente de la Diana Cazadora. Le modèle qui a servi pour cette sculpture de Diane chasseresse est devenue la maîtresse du président de la république à cette époque… !

Un nouveau building à l’architecture particulièrement réussie, situé à côté de la Torre Mayor, le plus haut building de Mexico (285 m)

Dans l’axe du Paseo, l’entrée du château de Chapultepec

Après un déjeuner dans le quartier très vivant de la Zona Rosa, nos pas nous conduisent jusqu’au Musée National d'Anthropologie. Le plus grand musée du pays conserve les vestiges de tout le Mexique, des tribus nomades préhistoriques jusqu'à la conquête espagnole.
Le bâtiment, dessiné par le célèbre architecte mexicain Pedro Ramírez Vázquez, a été inauguré en 1964. Dès l’entrée, on tombe sous le charme de sa cour centrale abritée sous un gigantesque parapluie de 4000 mètres carrés de toiture, supporté par un arbre de vie (ou bâton de pluie comme l’appelle certains).

La cour du musée avec son  arbre de pluie

Le rez de chaussée du musée est divisé en 23 salles thématiques. On y trouve un espace consacré aux premières tribus nomades, puis un autre à la culture olmèque qui a prospéré il y a plus de 3 000 ans. D'autres salles sont dédiées aux Mayas, aux Zapotèques, aux Toltèques, à la civilisation de Teotihuacan et aux Mexicas ou Aztèques. Il faudrait des journées entières pour engranger la somme immense d’information qui est divulguée dans ce musée.  Dans les jardins, nous pouvons voir des répliques de stèles et de sculptures provenant de sites archéologiques célèbres du Chiapas, d’Oaxaca ou du Yucatán.

Dans la première salle, introduction à la méso-amérique, une peinture murale de toute beauté

Une autre peinture murale dans la salle d’introduction

Dans la salle Teotihuacan, la réplique du temple de Quetzalcoatl

Le Dieu de la pluie, Tlaloc, omniprésent dans de nombreuses salles

Dans la salle Toltèque, la spectaculaire statue de Créateur

Salle Toltèque, l’Atlante qui soutenait en façade la toiture du temple principal de Tula

L'objet qui attire le plus les visiteurs est sans aucun doute la Pierre du Soleil, souvent abusivement appelée « calendrier aztèque ». C'est un monolithe de 25 tonnes qui date du XVe siècle et qui a été découverte à l'emplacement de ce qui est aujourd'hui le Zocalo.

La Piedra del Sol, dans la salle Mexica

Une tête Olmèque. Le musée est moins riche que celui de Xalapa en têtes Olmèques mais il y a quelques beaux spécimens !

Une belle salle consacrée aux Mayas nous permet de découvrir un univers… où nous ne sommes pas du tout allés dans ce voyage. Cela m’a bien sur donné beaucoup d’idées pour des voyages futurs…

Salle Maya, réplique du palais de Sayal

Salle Paya, reconstitution de la chambre funéraire du roi Pakal, mort à Palenque en 683 de notre ère

Salle Maya, masques et bas reliefs

Salle Maya, masque mortuaire

Au premier étage de ce musée, les coutumes, l’artisanat et l’habitat des principales tribus sont présentés. Au fil des salles, Huicholes, Purépéchas, Otomis, Zapotèques, Mixtèques, Mayas, Tarahumaras et Nahoas dévoilent leurs traditions. Un suoperbe complément à la riche histoire de ce pays !

Un Tlaloc moderne ?

Mise en scène, animisme et catholicisme se complètent et se percutent

Un arbre de vie, symbole du syncrétisme qui anime la société mexicaine