Santiago Quiotepec et Cholula

Ce matin, direction le village de Santiago Quiotepec, situé dans la réserve de la biosphère de Cuicatlán. Cette région très préservée est encore peu fréquentée. En route, premier stop dans le village d’Etla, ce qui en nahuatl signifie « la plaine des haricots ». C’est jour de marché et la foule déambule dans les allées colorées.

Marché d’Etla

Vendeuses de chaux. La chaux fait partie des ingrédients pour faire une tortilla !

Dans le village perdu de Santiago Quiotepec, nous sommes surpris de trouver un hébergement confortable, partie d’un investissement général au Mexique pour désenclaver les campagnes perdues. Ces « cabanas » sont totalement gérées par les communautés indigènes. Nous prenons la route dans l’après-midi pour nous rendre au canyon del Sabino. Nous partons à pied dans le canyon, à la recherche des Aras militari (grands perroquets vert et bleu). Le ciel se charge de gros nuages orageux et à notre arrivée au sommet du canyon, les premières gouttes s’écrasent sur nos têtes. Les volatiles n’aiment pas la pluie ! Alors c’est bredouille que nous allons rentrer !

Las « cabanas » de Santiago Quiotepec

Le village de Santiago Quiotepec dans son environnement

Panneau d’indication à l’entrée du canyon del Sabino

Ce que dans tous les cas nous n’aurions pas pu photographier… des Aras militari avec le canyon en fond

Au sommet du canyon… rien en vue !

Après une bonne nuit dans nos cabanes, nous allons visiter la Ciudad Vieja, un site datant des Olmèques à l’origine, vieux de 2000 ans. Un départ très matinal nous permet d’apprécier des lumières très belles sur les montagnes couvertes de cactus candélabres. Les fouilles ont mis à jour des terrasses, quelques restes de pyramides, des tombes. C’est surtout l’environnement qui vaut le déplacement.

Cactus candélabres

Environnement montagneux autour de la Ciudad Vieja

La végétation est totalement adaptée à un climat semi-désertique

Un long transfert nous conduit à Cholula. Pendant des siècles cette ville s’impose comme l’une des plus grandes métropoles de Méso-Amérique. C’était un grand centre commercial, situé à la croisée des routes et obsidienne, poteries et marchandises tropicales s’y échangeaient. C’est dans cette cité que le conquistador Cortés perpétra son premier grand massacre, pour déjouer un complot supposé de l’empereur Moctezuma. Dominant la ville, l’église de la Virgen de los Remedios est contruite sur la « piramide Tepanapa ». Cette « montagne faite à la main » (Tlachihualtepetl) est le fuit de presque 1000 ans d’efforts. Ce qui en fait le plus grand monument de l’Amérique indienne. Depuis le parvis de cette église, la vue est magnifique sur l’ensemble de la ville et sur Puebla qui est située à quelques kilomètres. La place principale de la ville, le Zocalo, est bordé sur deux côtés par des églises et des couvents. Il existe plus de 80 églises dans cette ville !

L’église de la Virgen del Remedios

La base de la Piramide Tepanapa

Vue depuis le parvis de l’église Virgen del Remedios

Puebla pousse dans la verticalité. A Cholula les buildings sont interdits

Le parvis de l’église de la Virgen del Remedios

Vue sur l’ensemble Capilla Real et Templo de San Gabriel

Entrée du Templo de San Gabriel, édifié en 1530 sur l’emplacement d’une pyramide

La Capilla Real, de style mauresque avec 49 dômes, construite en 1540

Concert dans le Temple San Gabriel

Sur le Zocalo, nommé aussi place de la Concorde, avec l’église San Pedro au fond

Intérieur de San Pedro, église construite au XVIIème