Zapotitlan de las Salinas et Tehuacan

A la fraîcheur du matin nous faisons un dernier petit tour du centre de Puebla avant de filer vers le Sud.

  Le lobby de notre hôtel datant du XVIIIème       

La vie s’articule autour du zocalo, la place d’armes

Le soleil éclaire le dôme de la cathédrale de Puebla

En quittant Puebla, nous allons progressivement perdre de l’altitude. Les paysages changent dus au climat semi-désertique qui sévit dans la région. Après deux heures de route, nous arrivons dans la réserve de la biosphère de Cuicatlan. Le cœur de cette réserve est nommé Helia Bravo Hollis, du nom de la première femme biologiste au Mexique.  Nous y retrouvons Maurino qui sera notre guide local pour la balade que nous allons effectuer dans ce parc.

Dans un environnement où il ne pleut que 4 à 5 jours par an, la végétation s’est adaptée en conséquence. 50 espèces de cactus poussent dans le secteur, et c’est une véritable pharmacie ambulante qui est à la disposition des villageois. Chaque cactus possède des vertus, de la guérison des maux de dents aux piqures de scorpion et de vipère.

Vue d’ensemble de la réserve de Cuicatlan

Ce type de cactus peut stocker jusqu’à 300 litres d’eau douce, ce qui lui permet de survivre pendant 5 ans sans eau

Un cactus cierge grandit d’un centimètre par an. Certains ont plus de 1000 ans !

Cactus cierge

La réserve couvre plus de 600 000 ha

Maurino est un descendant le l’ethnie des Popoloco. Il est un « passeur » de connaissances pour les générations futures. Il n’y a pas un recoin de son territoire qui lui soit inconnu…

Autour d’un sotolin (arbre à patte d’éléphant), quelques une de ce groupe essayent de capter l’énergie du sol !

Maurino nous explique la fonction d’une conque, utilisée autrefois comme sonnerie d’alarme en cas de danger. Le son produit par ce coquillage a une portée de 10 km

  Certaines espèces ne donnent qu’une fleur par an et de nuit      

Petit cactus… mais très piquant et dangereux !                           

Colibri dans une fleur d’agave. Les agaves ne fleurissent qu’une fois dans leur vie…

C’est dans le village très tranquille de Zapotitlan de las Salinas que nous déjeunons avant de rentrer sur la ville de Tehuacan. Au passage, arrêt dans une saline préhispanique et chez des artisans qui travaillent l’onyx, une pierre tendre qui est produite localement.

Une saline datant de l’époque préhispanique

Show room d’un atelier travaillant l’onyx

Tehuacan n’est pas une ville avec un passé architectural particulier. Elle est entrée dans l’histoire parce qu’elle a servi de base arrière à l’armée de Napoleon III lorsque ce dernier a envahi le Mexique pour mettre à sa tête le jeune archiduc d’Autriche Maximilien de Habsbourg (1862). Ce dernier sera d’ailleurs fusillé en 1867, sur ordre de Juarez.

Luxe, calme et volupté… dans notre hôtel du soir à Tehuacan

Il y a une profusion de peintures murales au Mexique, même sur certains bâtiments historiques

Certainement une fresque historique…

  Ici à la mairie de Tehuacan