Gautier, responsable "Himalaya" et nouvelle recrue de Tirawa est sur le terrain... et oui déjà :) ! Il nous fait part de son périple au Ladakh-Zanskar au nord de l'Inde et poursuivra par un voyage au Bhoutan.

Voyage au Ladakh Zanskar

Aujourd'hui j'ai envie de vous parler du Ladakh, une région magnifique du Nord de l’Inde. Venez, prenez place, les photos suivantes devraient vous mettre dans l'ambiance...

Petit-déjeuner... et vue sur les sommets de l’Himalaya, toujours maJestueux, depuis mon vol pour Leh.


Située au nord de l’Inde, proche des frontières du Tibet et du Pakistan, la région du Jammu-Kashmir est belle et attractive. Je me pose sans problème sur le petit aéroport de Leh, la capitale du Ladakh, après en avoir pris plein les yeux. Il y a des spectacles dont on ne se lasse pas !

En montant les escaliers menant à ma chambre d’hôtel, mon souffle devient haletant et me rappelle que je suis à 3500 mètres d’altitude. Ici, l’acclimatation est longue et nécessaire. Doucement mais sûrement est la devise à suivre au Ladakh-Zanskar. L’atmosphère est bien agréable à cette époque de l’année et les rayons du soleil font briller les cimes encore couvertes de neige. Le reste du paysage hésite entre la verdure des peupliers ou des abricotiers en fond de vallée, et les flancs secs et désertiques des montagnes, qui semblent à première vue bien inhospitaliers.



Qui dit de ne pas trop s’agiter, ne dit pas de rester sans rien faire... Je pars sans tarder travailler à mon acclimatation et visiter les incontournables de la vallée de l’Indus : les monastères bouddhistes. La région de Leh possède un patrimoine exceptionnel avec ses monuments perchés au sommet de collines ou reculés au fond de vallées.

On comprend l’admiration des premiers visiteurs étrangers face à de tels édifices, retranchés au fin fond de l’Himalaya et établis bien sagement aux pieds des géants.
 


Du plus imposant d'abord au plus intimiste, une immersion totale dans ces monastères commence grâce aux explications de mes guides locaux, experts de la tradition bouddhiste.

Rapidement la déconnexion s'opère et me voilà projeté dans un univers spirituel en compagnie du Bouddha, de voeux de Bodhissatva,  des démons et des gardiens protecteurs qui s'affrontent ou se testent. Les couleurs de l’intérieur des monastères et les trésors qu’ils renferment contrastent tellement avec l’extérieur aride. De véritables petites oasis de culture au coeur du désert himalayen.
 


Je prends maintenant la direction de la vallée de la Nubra, au nord de Leh. Pour cela il faut emprunter le col du Som La. Très haute altitude : 5340 m ! A cette époque il reste un peu de neige mais celle-ci aura complètement disparu d’ici quelques jours. Nous ne nous attardons pas au col et redescendons rapidement dans la vallée de la Nubra. La largeur de celle-ci est stupéfiante au fond de ce massif montagneux sans fin. Les vestiges d’une ancienne piste d’aérodrome en témoignent, d’ailleurs.
 

Entre les dunes de sable formées par le vent et l’érosion, les rivières couleur turquoise et une énorme statue de Bouddha dominant la vallée, l’endroit est atypique.
 



Le lendemain nous prenons la direction du lac Pangong, l’un des joyaux de la région. Comme dans d’autres endroits tels le Lac Louise au Canada, le lac Phoksundo dans le Dolpo au Népal ou le lac Pukaki en Nouvelle Zélande, j’apprécie particulièrement l’ambiance des lacs de haute altitude cernés par les montagnes. L’endroit est désert et fortement surveillé. En effet, la frontière chinoise n’est pas loin... mais les couleurs changeantes selon l’ensoleillement ou la brise n'en restent pas moins magiques.

A 4500 m, l’altitude se fait sentir encore plus qu’à Leh, mais notre acclimatation progressive évite tout risque de mal aïgu des montagnes. Au pire, les médecins de l’Ifremmont sont joignables 24/24h avec SOS MAM !
 

Fin de journée paisible en faisant une petite marche au bord de l’eau.

Le lendemain nous retournons dans la vallée de l’Indus. Pour ce faire nous passons à nouveau un col, le Chang La, puis redescendons rapidement vers les vallées fertiles. Là-bas deux visites particulièrement intéressantes nous attendent. Celles des monastères de Hémis puis de Tiksey.
 


La première est consacrée à ce lieu hautement sacré, dont les parties les plus anciennes remontent au XIème siècle. Le second, véritable nid d’aigle et point de vue incomparable sur les environs, est surnommé le « Petit Potala ».

Là encore, rencontres, échanges chaleureux, éclats de couleurs, de rires et sérénité sont au rendez-vous.
 



Des paysages contrastés, des sourires plein la tête, une culture bouddhiste qui résonne en moi, des rencontres inattendues, que de souvenirs du Ladakh !

Je n'ai qu'une envie, y revenir pour découvrir les vallées cachées du Zanskar ou randonner sur d'autres itinéraires mythiques comme le Spiti.
 

Mais mon voyage se s’arrête pas là. La secrète région du Ladakh-Zanskar laisse place à ma prochaine destination : le royaume du Bhoutan. 


A très vite pour la suite !