De Kathmandu à Phakding

6 heures du matin, nous arrivons  à l’aéroport national pour prendre notre petit Twins Otter (14 places) qui doit nous emmener à Lukla. Nous sommes prévus sur le deuxième vol. C’est l’affluence des grands jours... Hier en raison de la météo, aucun vol n’a relié Katmandu à Lukla. S’il y a du vent, du brouillard ou des nuages, les vols sont reportés et ce fut donc le cas hier. Après une attente que certains jugent interminable, nous montons finalement dans l’avion vers 10h.  Comme nous sommes installés du bon côté, nous bénéficions d’une vue sur la chaine himalayenne. L’arrivée à Lukla est toujours aussi spectaculaire, après avoir "frôlé" une colline (on peut presque compter les feuilles des arbres), nous nous posons sur la  piste (12% de pente) qui, de loin,  ressemble d’avantage à celle d’un porte-avion que celle d’un aéroport.

L'Everest vu de l'avion

Kasi notre sirdar, avec qui je voyage depuis 15 ans, nous présente nos deux porteurs. Ils viennent d’un village situé à une heure de Lukla, ils sont agriculteurs et viennent en cette saison compléter leurs revenus. Avec la nouvelle législation (15 kg par personne, sac à dos compris, au départ de Katmandu), les charges confiées respectent plus facilement le poids maximum de 30 kg par porteur.  Pas de souci pour nous, avec le caisson et les petits crampons, nous ne dépassons pas 30 kg. Bien sûr, c’est un peu trop pour un seul porteur qui a aussi ses affaires personnelles… mais cela reste « confortable » pour deux gaillards népalais. Soit dit en passant je serais bien incapable de la porter.

Aujourd’hui, l’étape est tranquille. Le chemin qui nous mène à Phakding est large, pavé, et nous mènera 200 m plus haut. A cette altitude, le chemin est souvent boisé, les champs sont cultivés, les maisons sont en pierres.

Cultures un peu après Lukla

Nous sommes en pays bouddhistes et nous ne tardons pas à voir nos premiers stupas et manis édifiés au bord du chemin et à l’entrée des villages. Nous  les contournons bien sûr par la gauche.

Manis

La seule difficulté sur le chemin est lorsque nous croisons des mules, il faut nous arrêter pour les laisser passer. Dans chaque hameau, il est possible de s’approvisionner en eau minérale, barres céréales et bien sûr, de boire un bon thé !

Porteurs ravitaillant les villages

Stupa