Voyage au Rajasthan, Jodhpur

Aujourd'hui cap sur Jodhpur. Si le détour par Jaisalmer est indispensable, il présente cependant l’inconvénient de reprendre la même route qu’à l’aller. Heureusement la circulation est plus fluide. Les travaux inachevés tous les quatre ou cinq kilimètres devraient tout de même grandement diminuer les temps de transport... un fois terminés.

En fin de matinée, nous arrivons à Jodhpur. Fondée en 1459, cette ville connue son apogée un siècle plus tard et l’état du Marwar devint le plus vaste royaume du Rajasthan. Aujourd’hui, avec 1 million d’habitants, c’est la deuxième ville du Rajasthan.

Après le repas, nous partons à l’assaut de la forteresse nichée au sommet du puissant nid d’aigle de Buker Chiria qui domine la plaine.

Surnommé Meharangarh, qui signifie « majestueux comme le soleil » le fort n’usurpe pas sa réputation de l’un des plus beaux forts du Rajasthan. De l’extérieur, les remparts et les tours sont assez impressionnants pour ne pas dire austères, de quoi refroidir les ennemis. Mais à l’intérieur, les palais valent le déplacement.

 

Une fois la première des 4 portes fortifiées franchie, deux solutions s’offrent à nous. Monter à pied au sommet du nid d’aigle pour visiter les palais, ou prendre un ascenseur et redescendre à pied pour admirer l’escarpement de la citadelle. Autant profiter du modernisme (les maharadjas avaient éléphants et chaises à porteurs), nous on prend l’ascenseur :).

 

La vue du sommet du fort est magnifique sur la cité bleue (le bleu indiquait que ces maisons appartenaient à des membres de la caste des brahmanes. ...).

Il nous reste à découvrir les palais raffinés aux décors des mille et une nuits avec la finesse des décorations des murs et fenêtres sculptées, d’admirer le palais des miroirs, le palais des fleurs et les différentes expositions (palanquins royaux, collections de miniatures, armes,..).

 

 

Nous redescendons  par la rampe d’accès assez raide (bien vu le coup de l’ascenseur). Cette rampe est protégée par quatre portes d’accès fortifiées. La première en descendant se nomme la Loha Pol ou « porte de fer ». Elle est hérissée de pointes de fer qui servaient à repousser les éléphants. Elle garde en mémoire les empreintes de  mains des princesses  (les satis), qui s’immolèrent sur le bucher de leurs époux. La tradition perdura jusqu’en 1953.

 

Pour rejoindre la vieille cité, nous descendons du fort à pied.

Nous traversons des ruelles étroites très animées. A un coin de rue, des femmes sont en train de fabriquer des « beedies », les fameuses cigarettes indiennes appréciées des routards, elles sont populaires mais particulièrement toxiques.

Notre périple à pied se termine au Sardar market. Fermez les yeux; écoutez; vous êtes dans l'ambiance : klaxons, tuks-tuks qui pétaradent, cris, rires et bruits divers de cette place commerçante. Il ne s'agit pas que d'un marché aux légumes, il y a aussi l’artisanat local, avec du tissage notamment. Après les explications nécessaires pour comprendre les différentes qualités et façons de faire, c’est l’heure, pour certains, des penser aux petits cadeaux à ramener en France.

La circulation est si dense que notre bus est resté à l’écart de l'agitation et des embouteillages. Nous prenons donc des tuks-tuks pour retraverser la vieille ville et le rejoindre. Nos chauffeurs sont habitués et font preuve d’une grande dextérité. Après tout ce bruit, le calme de notre bus est apprécié.

Ce soir nous logeons dans une ancienne écurie, transformée en hôtel de charme. La nuit est tombée et nous ne profiterons pas de son parc et ses magnifiques paons.