Voyage au Rajasthan, train jusqu'à Metra Road et Pushkar

Au lever du jour Deve vient me voir et m’annonce que l’état a décidé, cette nuit, d’interdire l’utilisation des billets de 500 et 1000 roupies. Je crois à une blague, mais je me rends vite compte qu'il est sérieux. Une décision justifiée, parait-il, pour lutter contre la corruption et la vente d’armes...

Dans un pays où 90% des transactions sont en liquide et 80% le sont avec des billets de 500 (7,20€) et 1000 roupies (14,40€) nous voilà dans une drôle de situation. Si les hôtels sont réservés et payés, le reste (restaurants, entrées de sites, essence, carburants, pourboires, souvenirs…) se paie en liquide. Voilà qui pimente un peu notre voyage "confort"...

Pas de panique, nous avons les billets de train pour Metra Road, un saut de puce d’environ 1h30, et nous verrons après pour gérer les conséquences de cette surprenante décision. Dans l’immédiat goûtons aux joies des transports ferroviaires indiens. En 1980, lors de mon premier passage en inde, il y avait encore des locomotives à vapeur, celles-ci ont disparues, mais le train reste une belle expérience. Nous voici donc parti pour la gare. Notre bus, lui, prend la route.

Le train est un moyen de transport très utilisé en Inde, mais ils ne sont pas toujours à l’heure. Le spectacle des quais animés nous fait prendre notre mal en patience !

 

En deuxième classe, les gens sont entassés. Notre wagon est plus calme, le confort est ferme, mais il semble sorti d’une autre époque, surtout lors qu'on remarque les ventilateurs au plafond. Pourquoi fermer la porte du wagon... de toute façon, il y a toujours quelqu’un pour l’ouvrir, même en marche.

 

Dans beaucoup de pays, dont l’Inde, j’adore le train. Le rythme n’a rien à voir avec le TGV et nous avons le temps de profiter des paysages traversés.

A l’arrivée à Merta Road, nous prenons le temps de prendre la température dans les rues proches de la gare avant de monter dans notre bus.

Plus le péage routier de Pushkar approche, plus l'inquiétude liée à cette histoire de billet de banque interdits grandit. Heureusement pour nous, nous apprenons qu'un ministre n’a pas pu passer un péage car il n’avait que des coupures de 500 et 1000 roupies. Pas très content, on l'imagine. Du coup pour éviter de monstres embouteillages et tergiversations, l’état a décidé, pour quelques jours, la gratuité des péages. Vishnou veille sur nous. 

A Pushkar, des grands camps de toiles sont installés pour accueillir les visiteurs étrangers.

 

Au restaurant, je prends en charge les boissons, car impossible pour tous de payer avec des billets de 500. Je demande que ce soit mis sur ma note, on verra plus tard. Même si certains commerçants acceptent encore les gros billets, le problème est qu’ils ne disposent plus de petites coupures pour rendre la monnaie...

Pour rejoindre la Foire aux chameaux autant se mettre tout de suite dans le bain est prendre des carrioles attelées à des dromadaires.

 

La grande foire aux chameaux et au bétail regroupe tous les éleveurs du Rajasthan… certains ont voyagé plus de 10 jours pour arriver dans les temps. C’est la meilleure occasion de l’année pour tirer un bon prix des plus beaux spécimens ! Pendant 12 jours que dure la foire, Pushkar voit affluer une foule immense. Les villageois viennent aussi pour le bain rituel dans le lac sacré (la visite est pour demain). La plaine est couverte de campements, de forains. Ici, on trouve de tout : des outils pour les travaux des champs,  des ustensiles de cuisine, de la sellerie, des jouets, des vêtments...

Plus loin, c’est une fête foraine qui bat son plein avec force manèges.

 

  

  

Après nous être imprégné de cette ambiance particulière, nous retournons à notre campement.