Christian Leroy a effectué le grand tour d'un pays très "nature" : l'Islande ! Découvrez les étapes et les coups de coeur d'un voyage complet de 2 semaines

Le cercle d'or - Grand tour d'Islande en 2 semaines

Avant de partir à la découverte du cercle d’or, nous récupérons notre véhicule de location, un SUV 4x4 très utile pour emprunter les pistes non asphaltées, car en dehors de la N1, route qui fait le tour de l’île, il est fréquent de rouler sur des pistes.

Nous prenons la direction de Selfoss, très vite, nous arrivons sur des contreforts volcaniques parsemés de bouches de vapeur naturelle aux environs d’Hverageroi. Pas de doute, l’Islande est bien une île volcanique.

Après avoir effectué quelques achats pour le pique-nique, nous poursuivons en direction de Gullfoss, les chutes les plus célèbres du pays. Elles sont formées par une double cascade, haute de 32m qui explose dans un vacarme assourdissant. Il fait beau mais les embruns de la cascade nous obligent à revêtir nos coupe-vent. Bien sûr à cette époque de l’année, le monde ne manque pas, le cercle d’or est un incontournable d’Islande.

Gulfoss

Nous poursuivons en direction de Geysir, un autre site remarquable. Geysir signifie jaillir, c’est la source d’eau chaude qui a donné son nom à tous les geysers. Depuis 800 ans, inlassablement, une énorme bouche crache régulièrement de l’eau qui s’élève à plusieurs dizaines de mètres.  Il serait dommage de se contenter de ce geyser, une petite balade nous permet de surplomber l’ensemble du site, c’est aussi un lieu très agréable pour pique-niquer.

Geysir

L'ensemble du site

Notre troisième arrêt est au parc national de Thingvellir, site historique puisque les vikings y établirent le premier parlement démocratique du monde. La plaine de Thingvellir se situe à la limite des plaques tectoniques nord-américaine et européenne qui s’écartent de un à quelques millimètres chaque année. Il en résulte de nombreuses cicatrices et une « grande faille » que nous empruntons. La faille en elle-même n’a rien de spectaculaire, il vaut mieux s’éloigner à pied jusqu’à la cascade d’Oxarafoss.

Ensuite, par la route, nous rejoignons la réserve naturelle de Stiriborn. Ici, il y beaucoup moins de monde. Il faut préciser que si l’on veut grimper jusqu’au sommet de la cascade de Glymur, il faudra environ 3h. Dans un premier temps, le sentier est plat, puis, il descend (facile) dans une grotte-tunnel. La difficulté est un peu plus loin, il faut se déchausser pour franchir une petite rivière, d’abord en se mouillant les pieds, puis en marchant sur un petit tronc d’arbre, une corde permet de se stabiliser, qui enjambe la seconde partie. Ensuite, il n’y a plus qu’à gravir 200 m de dénivelé assez raide (il y a souvent un câble)  pour atteindre le sommet de la plus haute cascade d’Islande. Le temps manquant, nous n’irons pas tout à fait jusqu’au sommet, car il nous reste beaucoup de route avant de rejoindre Borganes, petite bourgade sympathique située sur un promontoire en bordure du Borgarfjordur.

Approche de la cascade

la cascade de Glymur

Pour se loger en Islande, il y a le camping, les dortoirs, les chambres avec salles de bain partagées et les hôtels.

Dans tous les cas, c’est cher, pardon horriblement cher.

Le camping présente des avantages, mais passé un certain âge et vu les conditions climatiques du pays, il convient mieux aux plus jeunes.

Les  dortoirs (4 à 6 lits superposés) ont l’avantage de ne pas être trop chers, mais ils sont peu confortables et manquent de place.

Les hôtels sont très chers, sans charme et obligent à manger au restaurant (repas entre 60 et 70 €, voire plus si vous souhaitez un dessert) et à prendre le petit déjeuner sur place (15 €)

Il reste les chambres doubles avec salle de bain partagée (une salle de bain pour 3 ou 4 chambres). Dans un même petit hôtel, il est fréquent de trouver des petits dortoirs et chambres doubles). Cela reste cher (prix d’un bon hôtel en France), mais gros avantage, on peut y préparer ses repas et son petit déjeuner. C’est la formule que nous avons choisie.

Enfin, pour ce soir, nous nous offrons un petit restaurant, façon de parler car en France pour ce prix, nous profiterions d’un resto gastronomique.