Péninsule de Snaefellsnes - Grand tour d'Islande en 2 semaines

Ce matin, nous partons en direction de la péninsule de Snaefellnes. Si hier la journée était ensoleillée, le soleil est plus rare. Plus exactement le ciel bleu reste sur l’océan et de nombreux nuages accrochent tous les sommets. Un vent puissant s’est levé, la température a chuté à 8°, nous ne sommes plus en « Iceland » , mais « en Ice-wind-land ».

Le climat dans ce pays est capricieux, le grand ciel bleu ne dure jamais  longtemps, les écarts de températures sont impressionnantes. En plein été, en 24h nous sommes passés de 18°c. à 8°c. humides et ventés, alors mieux vaut être bien équipé..

Le temps se gâte

Notre premier arrêt nous mène vers une petite église toute peinte en noire, comme elle est fermée et qu’il vente, nous poursuivons notre route le long de cette côte sauvage jusqu’à Raudfeldsgja où une courte balade nous mène jusqu’à un étroit canyon qui s’enfonce dans la falaise. Une petite rivière en protège l’accès. Avec ses parois recouvertes de mousse, le lieu est sympa.

L'église noire

Canyon étroit de Raudfeldsgja

Plus loin, nous nous arrêtons au petit village d’Arnastapi dominé par le mont Stapafell à la forme pyramidale. La côte offre de beaux panoramas maritimes, dont l’arche de roche nommée le Gatklettur. Nous nous nous baladons le long des falaises basaltiques où nichent de nombreux oiseaux. Dommage que le vent soit si violent.

Mont Stapafell

Formation rocheuse

Plus loin, nous allons à la plage de Djupalonssadur. Un chemin descend le long de formations rocheuses (pour ceux qui aiment les légendes : une église elfique et un Kerling, un troll femelle) jusqu’à une très belle plage de galets noirs. Un joli bassin avec en toile de fond le glacier Snaefellsjökull (c’est d’ici que partit l’épopée de Jules Verne au centre de la terre). Pour les costauds, sur la plage, il y a quatre grosses pierres rondes de levage qui servaient à tester la force des aspirants pêcheurs  (23kg, 54kg, 100kg et 154kg) ainsi que des restes rouillés d’un chalutier qui s’est échoué là en 1948.

le glacier Snaefellsjökull

Maintenant direction Grundarfjordur pour la balade en mer et l’observation des puffins (macareux en français), ces petits oiseaux marins avec un bec de perroquet. Sauf que ce satané vent ne faiblit pas et que la sortie en mer est annulée. Dommage car les macareux sont l’emblème de l’Islande. Le macareux moine est de la famille des pingouins, il passe la plus grande partie du temps en mer sauf pendant quatre à cinq mois où il rejoint la terre ferme pour se reproduire. Heureusement, ce n’est pas le seul endroit en Islande où il est possible d’observer des macareux.

Il nous reste un stop à Kirkjufell, une montagne isolée, située sur la péninsule de Snæfellsnes. Bien que peu élevée, 463 m, sa forme conique en bordure d’océan, en fait une des montagnes les plus photographiée d’Islande. Une petite balade permet de rejoindre une chute d’eau avec en fond ce « pain de sucre » islandais.

Mont Kikjufell

Il ne nous reste plus qu’à retourner à Borganes.