Donc pour faire étape, seul l’hébergement dans les maisons traditionnelles est possible. Ceci permet entre autre d’être aussi au contact avec les populations locales et cela apporte à celles-ci des revenus en cash utiles.
Par contre cela présente quelques inconvénients liés … au bruit ! Mieux vaut être équipé de boules Quies…
En effet la notion de bruit et d’intimité est une notion très particulière dans les maisons des minorités.
Ainsi lors de cette dernière nuit, certains moments étaient parfaitement silencieux… puis, sans en comprendre la raison, la courbe des décibels grimpait jusqu’à l’insupportable ! Généralement cela commençait avec le chien qui aboyait, attendant la réponse des autres canidés des alentours, puis la basse cour (qui je le rappelle vit en dessous de la zone de vie) se mettait en branle, suivi par les hurlements des cochons, des miaulements des chats, le bruit horrible des grenouilles, un poste de radio de nos hôtes qui démarre, le buffle …
Une fois le paroxysme atteint, les bruits commencent à s’estomper un à un et le delicieux silence revient !
Bref, tout cela pour dire que la nuit fut agitée !
Au petit matin, le petit déjeuner est servi par notre cuisinier et nous voilà parti pour une belle étape de presque 7 heures de marche.
Une première grande montée nous conduit au col de Namkoa. Nous ferons un stop dans une ferme pour un bon thé local réparateur. Ronan en profite pour se remplir les alvéoles pulmonaires de goudron !
Dans la descente sur l’autre versant, nous passerons un long moment avec les membres d’un village de la minorité des Daos Rouges en train de réparer les terrasses en vue de prochaines plantations.
Douche, travail (long) sur les premiers textes de ce blog et sur les photos, et déjà la nuit tombe !










