28 mai 2011 : Cap au Sud

Site de My Son. Ensemble de tours Champa du Xème siècle

Le but d’un voyage de repérage est de voir des endroits où nous n’allons pas encore, afin de se faire une vraie idée sur l’intérêt ou non des lieux.

Ainsi ce matin, avant de poursuivre notre route vers le Sud, nous avons décidé d’aller sur le site de My Son.

De Da Nang jusqu’à Phan Thiet, la plaine côtière est jalonnée par des sites du royaume du Champa. A partir du IVème siècle et jusqu’au XVIIème siècle, les souverains chams rendirent culte aux dieux du Panthéon Indien en deux pôles sacrés : My Son, la « bonne montagne » était dédiée à Shiva ; Po Nagar était consacré à la déesse Bhagavati.

Tombé dans l’oubli à la chute du royaume au XVIIème, le site de My Son fut redécouvert en 1889 par Camille Paris et le savant Henri Parmentier dressa un inventaire complet du site. Malheureusement cet emplacement fut quasiment rayé de la carte par des bombardements massifs des Américains en 1969.

Ainsi ce site, à mon avis, ne présente qu’un intérêt mineur, surtout si on est allé ou si l’on va aller au Cambodge. En effet, ce pays voisin regorge de grands sites Champa, souvent en très bon état !

My Son a payé un très lourd tribu à la guerre au Vietnam

Notez la structure des briques pour la partie restaurée (sous la fenêtre) et la patine de la partie originale, datant du Xème siècle, pour le reste

Une agréable promenade en forêt permet de faire le tour du site de My Son

Pour rentrer sur Hoi An, nous faisons un stop dans un village spécialisé dans la réalisation d’objet ou de statues en bronze, utilisant la méthode du moule en terre argile cru. C’est très rudimentaire comme technique … mais ils arrivent à sortir des pièces monumentales plutôt de qualité.

Démoulage du socle pour une statue monumentale du Bouddha

Bouddha couché … mais pas par sa volonté

Réalisation d’un moule en creux à partir d’une grosse galette d’argile

De retour à Hoi An, nous devons reprendre la route de Da Nang, le long de la côte détruite par du bétonnage intempestif, afin de prendre l’avion pour Dalat. Je me suis tout de même arrêté une fois en chemin pour prendre une horreur architecturale en photo…

Le long de la côte bétonnée. Un des projets pharaoniques de China Beach.

Il nous faudra une heure et demi d’avion à hélices (ATR 72) pour arriver dans la fraicheur et le brouillard du plateau de Dalat. Une autoroute flambant neuve nous conduit de l’aérodrome jusqu’à cette ville.

Il fait déjà nuit lorsque nous nous installons dans un hôtel du centre, sans odeur ni saveur !

La suite de mes impressions dans le texte du blog de demain …

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