6 juillet 2011. Chemin de l’Inca. Entre Piscacucho et Wayllabamba

Terrasses de Llactapata

Journal de Bernard :
Lever 6h30, B.F. toujours avec l’omelette à l’honneur et départ à 8h, avec le guide : Percy, qui lui nous accompagnera pendant tout le trek (et sera de loin le préféré de ces demoiselles).

Yucay. Le magnifique hôtel, Posadas del Inca

 

Yucay. Il y a même une chapelle dans l’hôtel

1h de bus, d’abord sur la route, puis sur une piste, jusqu’à son terminus où se trouve le check-point, et où nous attendent les porteurs, avant de traverser un pont qui marque le départ de la randonnée…, ceux qui marchent avec des bâtons devront acheter des bouts en caoutchouc afin de ne pas abîmer les pierres du chemin qui sont toutes des reliques des Incas….
A 10h c’est le départ, dans une vallée encaissée qui rappelle un peu le Népal, avec en toile de fond le glacier du Veronica (5750m) qui brille au soleil.

Point de départ du sentier de l’Inca : Piscacucho (km 82)

 

La ligne de chemin de fer qui relie Cusco à la station du Machu Picchu

Il fait chaud, Marie et moi nous mettons en short…, erreur fatale, car malgré les recommandations de Percy sur la nécessité de s’enduire de produits anti-moustiques, nos jambes dénudées seront bientôt la proie de petits moucherons apparemment inoffensifs, mais dont les piqûres se révéleront cuisantes, pour moi ça n’ira pas plus loin que les démangeaisons habituelles qui en deux jours se dissiperont, mais Marie fera une véritable allergie, avec des pustules et des plaies sanguinolentes, au point que de retour à Cusco, nous jugerons plus prudent de consulter un médecin. Mais cela n’enleva rien à son courage et à sa belle humeur, il faut savoir rester zen, dit-elle, en digne adepte de la sagesse orientale…

Le sentier suit au départ l’Urubamba. En arrière plan, la cordillère Veronica

Le Salcantay, depuis la première étape du trek de l’Inca

Après une heure de marche, nous dominons le site Inca (mais tous les sites le sont) de Llactapata, premier relais sur la route du Machu Picchu, tout en étant un centre important ainsi qu’en attestent les terrasses et les ruines impressionnantes qui subsistent. Nous l’admirons depuis un point de vue, lui même ancien village restauré, ce qui nous permet de constater que les constructions d’habitation pour le peuple étaient plus simples, et que le mortier (fait de d’argile et de paille) remplaçait les blocs de pierre bien ajustés des temples.

Un stand équipé pour le ravitaillement des équipes de porteurs !

 

Le site de Llactapata

 

Le village au dessus de Llactapata, des constructions en adobe…

Nos jeunes trekkeurs en herbe…

 Vers 13h, nous arrivons au village de Hatunchaca où nous attendent nos porteurs qui ont monté la tente-mess, pendant que le cook, coiffé de sa toque de chef, et portant masque de protection sanitaire (!!!) nous prépare le repas… le grand luxe…
Après une petite sieste, nous reprenons la route pour atteindre en 1h30 le village de Wayllabamba, étape du jour.
Nos tentes sont déjà installées, et rapidement un tournoi d’échecs s’organise entre Marie, Ilona et Hugo.
Le repas du soir sera servi, comme tous les autres soirs, sous la tente-mess.

Depuis le camp de Wayllabamba, coucher de soleil sur la Veronica

 

Le journal de Ilona
Nous nous sommes levées comme d’habitude !
Nous avons pris le petit déj.
Notre guide : Percy, est venu nous rejoindre en bas
On a fait un court trajet jusqu’au village de Piscacocha.
On a commencé par traverser le rio Vilcamota (!).
Nous nous sommes arrêtés pour faire la découverte de l’ensemble archéologique de Llactapata, la ville à flanc de colline.
Puis nous avons beaucoup monté pour atteindre Wayllabamba.
Un porteur nous attendait avec un panneau ; on croyait qu’il voulait nous le vendre, du coup on a dit : « no, gracias »…, alors qu’en fait, il voulait nous conduire au camp !
Bref, il nous a conduit et nous avons installé nos affaires.
Vers la nuit, avec Hugo, Marie et Percy, nous avons fait plein de parties de UNO !
Puis nous avons mangé, puis dormi
Dans la nuit, Hugo criait : « Pierre, Pièèèrre… », avec Marie, on était mortes de rire !!!

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