Journal de Bernard :
La nuit précédente fut calme, le seul fait notable étant que Hugo ayant rangé soigneusement ses chaussures au pied de son lit avant de se coucher, se réveilla avec une chaussure dans son lit…, mais dans la cour de l’hôtel, trônaient de nombreuses et inquiétantes statues Inca, et l’on sait leur pouvoir hypnotique…
Lever 5h45 et départ 7h.
Le bus, avec Edgar, le guide du jour est déjà là.
Nous montons, en bus, au sommet de la colline qui domine Pisac, puis, allant de site en site, redescendons à pied jusqu’au village.
Des terrasses faisant corps avec la montagne s’étagent de haut en bas, le paradoxe étant que, crées jadis pour la culture, elles dépendent aujourd’hui du Ministère du même nom (mais la culture n’y a plus le même sens), qui en interdit l’exploitation agricole, les engins modernes pouvant les détériorer…., leur seule exploitation est donc désormais touristique.
Très belles ruines tout le long de la colline.
Nous retrouvons le bus à Pisac et prenons la route pour Cusco, nous arrêtant à quatre reprises pour visiter des ruines d’importance mineure, mais dans lesquels nous retrouvons toujours ces énormes blocs de pierre, taillés et ajustés en fonction de leur destination, (assez rustiques pour les habitations du peuple, plus élaborés pour les résidences des nobles, parfaitement ajustés pour les temples).
Enfin, en arrivant au dessus de Cusco, la forteresse de Sacsayhuaman, en partie détruite par les espagnols, mais encore impressionnante par ses dimensions, et ses blocs de pierre taillés de taille gigantesque.
Depuis là, nous descendons à pied à Cusco et nous rendons directement dans un restaurant servant des plats typiques de la cuisine quechuane…., assez loin du hamburger dont rêvait Ilona en descendant, mais les assiettes rendues bien nettoyées prouvèrent que ces plats furent finalement appréciés…
A 14h, nous regagnons notre hôtel, cette fois le Novotel, curieusement installé comme le premier hôtel, dans un ancien monastère.
Un médecin, que l’agence avait contacté dans la matinée, vient examiner Marie dont les plaies sont toujours vivaces et la font souffrir…. Il prescrit un antibiotique et quelques onguents qui devraient calmer ces démangeaisons, mais n’a pas l’air trop inquiet.
Balade en ville avec Christian, Hugo se reposant ; essentiellement le marché couvert, puis enfin, repos pour tout le monde.
A 19h, nous partons en bus pour le domicile de Carlos, avec qui nous avions dîné lors de notre première soirée à Cusco, et qui, ce soir, nous invite chez lui.
Quittant le centre ville pour la banlieue, une bonne demi-heure sera nécessaire pour aborder un lotissement sécurisé et ceinturé de hauts murs, où se situent les deux pavillons de Carlos, dans une obscurité totale, car il y a panne d’électricité dans tout le secteur !
Carlos et son épouse n’en paraissent pas affectés, et sortent tout naturellement les bougies ; hier c’était pareil, mais ça n’a duré que 20 minutes…, mais ce soir, on a l’impression que cette panne est partie pour durer…, et puis au bout d’une heure, miracle de la fée Électricité, le courant revient, et nous découvrons alors l’intérieur de la pièce où nous sommes installés, et qui semble être une annexe à son habitation principale… Ce Carlos est un homme original, apparemment adepte de collections diverses ; la plus spectaculaire couvre les murs de la pièce, ce sont des peintures de coq aux couleurs étonnantes, avec dans un coin de multitudes de coupes, toutes à l’effigie du coq !
Carlos, en dehors de son activité d’agent de voyage, réalise des croisements pour obtenir des coqs aux couleurs originales, et participe à des concours dont il semble revenir souvent lauréat…
Les jeunes mangent assis par terre avec la fille de la maison ; l’ambiance, un peu bloquée entre eux au début, se détend de plus en plus avec le jeu de la « Tour Infernale », puis devient quasiment hystérique avec un jeu à base de dessins et de devinettes…
Néanmoins, le vocabulaire de nos trois futurs diplômés en langue hispanique (j ‘ai renoncé à l’agrégation..) ne progresse que très très faiblement, car ils se révèlent tous d’excellents mimes…
A 22h, nous mettons fin à cette fête, car la journée fut longue, et le réveil le lendemain est prévu à 5h45…, et il faut encore rentrer à l’hôtel…
Le journal de Ilona :
Réveil tôt. Petit déj. !
Notre guide est venu nous chercher et nous sommes allés visiter le site Inca de Pisac.
Nous avons fait le tour. Nous avons vu des terrasses très bien faites et conservées. On pouvait voir pendant la visite des enfants partir à l’école. Ils ont 2h de chemin.
Nous avons descendu plein de marches, droites, raides et longues.
Bref, on est arrivé au village avec une vue sur les marchés touristiques, puis nous avons repris le bus et avons fait quelques arrêts : Tambamachay, Pukara, Kenko.
Puis nous sommes arrivés à Cusco.
Nous avons quitté notre guide et nous sommes allés nous reposer.
Puis visite d’un marché, mais pas touristique ! On pouvait voir des fleurs, plein de sortes de pommes de terre, des petits restaurants…
Puis nous sommes rentrés à l’hôtel. Le soir nous sommes invités chez Carlos : c’était super !!
















