Journal de Bernard :
Départ vers 7h avec seulement le sac à dos et une brosse à dent : ce soir nous dormons chez l’habitant.
Nous démarrons en…vélos-taxis ! Nous traversons Puno dans la fraîcheur du soleil levant jusqu’à l’embarcadère : un bateau pour nous seuls, le luxe !
Aussitôt nous prenons… la mer pourrait-on dire, car ce lac est très grand : 15 fois la superficie du lac Léman, c’est donc une véritable mer intérieure, et c’est vraiment l’impression qu’il donne lorsque nous voguons au large.
Une courte navigation nous amène d’abord aux îles flottantes Uros, faites de racines recouvertes de bambous, c’est très impressionnant, même si ces peuples, autrefois sauvages et fuyant les espagnols, vivent aujourd’hui entièrement du tourisme, très coloré et folklorique.

Ce n’est pas vraiment la richesse sur ces îlots flottantsUne jeune fille se prépare pour aller à l’écoleLes indiens vivent en partie de l’artisanat qu’ils vendent directement aux touristes de passage
Puis 2h de navigation pour atteindre l’île de Taquilé… On se croirait en Grèce, sans doute à cause de la couleur bleu marine de l’eau…
Nous entreprenons le tour de l’île à pied, traversant plusieurs villages qui constituent autant de communautés.

Les habitants de Taquile portent des bonnets très particuliers (et qui sont différents que l’on suit marié ou célibataire !)Des portails en pierre délimitent les territoires de chaque communauté
L’ancien Président du Pérou, d’origine japonaise Fujimori (actuellement en prison pour 25 ans pour divers détournements et trafic d’influence…, sa fille a échoué de peu à l’élection présidentielle qui vient juste de se dérouler) leur a fait installer des panneaux solaires, ce qui a notablement amélioré leur existence.
Déjeuner dans l’un des nombreux restaurants dont le revenu améliore également les conditions de vie des autochtones.
Enfin, nouvelle navigation de 1h1/2 pour l’île d’Amantani où nous passerons la nuit.

Sur ces îles, les travaux communautaires régissent la vie des habitants. Ici la construction d’une maison

Arrivée devant notre logis chez l’habitant. Le confort s’est nettement amélioré ces dernières années !
Plus grande que Taquilé, cette île est un massif montagneux dont l’un des sommets atteint 4100m, et l’autre 4120m, nous les gravirons tous les deux… rappelons toutefois que la côte est à 3800m…
Très beaux paysages avec des parcelles de terre en terrasses entièrement cultivées : essentiellement des pommes de terre (très petites).

Séchage des pommes de terre par déshydratation grâce au gel nocturneL’île de Taquile en arrière planUn Inukshuik surveille la rive bolivienne. La cordillère royale apparaît en arrière plan
Le logement chez l’habitant se révèle simple, mais propre et correct.
Ilona qui a sacrifié au bronzage sur le bateau (je me suis lassé de prescrire sans cesse le port du chapeau, il faut apprendre par soi-même) éprouvera dans la soirée les conséquences d’une petite insolation… Aspirine, le duvet de Christian pour la réchauffer, la diète pour la soirée, et le lendemain, il n’y paraîtra plus…
Le journal de Ilona
Grasse mat. Et petit déj. !
On sort de l’hôtel et on voit des vélos avec des sièges devant. Au début on croyait que c’était une blague, et ils nous ont conduits au port, là où notre bateau nous attendait. Direction l’île de Taquilé. Au bout d’un moment, on voyait des maisons en paille au dessus de l ‘eau ! On s’est arrêté, c’était les îles flottantes Uros, c’était marrant. Ils nous faisaient une maquette de l’île avec quelques bouts de paille. Bref, on est repartis.
Arrivés à l’île de Taquile, on a commencé à marcher, on nous disait que le resto était de l’autre côté de l’île !! HORRIBLE !!
La vue sur la mer était magnifique !!
On a beaucoup marché !!
Hugo faisait le porteur d’eau.
Bref, on est arrivés au restaurant ; après avoir mangé, le guide nous a expliqué la signification des chapeaux de l’île et nous sommes repartis vers le bateau.
Prochain arrêt : l’île où habite l’habitant (logique), nous nous sommes installés pour repartir voir le coucher de soleil, c’était très dur !!
Puis nous sommes repartis. Je me souviens de m’être allongée sur mon lit, puis… plus rien !











