24 juin : Fraîche San Francisco

Ah que l’on est bien dans ce lit douillet après tant de nuits passées sous la tente. Normalement, la journée est libre mais Marc ne compte pas nous lâcher. Comme il est insomniaque, il nous a fixé rendez-vous dès potron-minet et nous n’avons plus qu’à obtempérer aux ordres du général.

C’est parti pour un vaste tour d’horizon de cette ville attachante. La première chose qui saute aux yeux est cet étrange climat avec cette brume tenace qui ne lâche pas le ciel de la ville. Le temps est gris, frisquet avec un vent froid qui nous fait presque regretter les gants et le bonnet.
Oubliez vos rêves de Pacifique chaud et ensoleillé, le brouillard enveloppe la ville une grande partie de l’année, expliquant sa découverte tardive en 1755 par les marins espagnols. L’un des surnoms de la ville est justement baie secrète.

Mais, le plus surprenant est à venir. San Francisco est une ville où les gens marchent, sont minces et même font du sport ! Décidément, est-on encore aux USA. Oui car la diversité, les contrastes et les paradoxes sont les caractéristiques de ce pays. Rien n’est jamais assuré, toutes les idées sont sans cesse remises en cause, évitant bien des préjugés.

Nous empruntons d’abord les fameux Cable car, tramway à crémaillère mené par deux compères qui font le show. Installés à l’extérieur, nous profitons de la vue sur les rues en montagnes russes. Le trajet n’est que grincements d’essieux, freinages brusques et coups de cloches. Nous arrivons au bord du pacifique dans l’ancien port de Fisherman’s wharf devenu aujourd’hui un quartier touristique. Nous faisons un détour par le quai 39 pour saluer une colonie de lions de mer qui a pris ses aises sur les embarcadères et, hop, c’est parti pour notre dernière ascension, celle de Telegraph Hill. Le sommet est dominé par la Coit Tower. Je vois déjà vos esprits s’égarer alors qu’il s’agit prosaïquement du nom de la donatrice qui a permis l’érection de cette tour en l’honneur des pompiers de la ville. Par galanterie, nous laissons quand même les femmes passer devant car, comment dire, la forme est…troublante !

Par quelques ruelles pentues, nous plongeons au cœur du quartier chinois de la ville. Quelques boutiques d’antiquités tenues par des juifs méritent une visite. L’intérieur est dément et bourré de lustres invraisemblables, de meubles dorés et rococos, de peintures naïves ou de statues modernes. Le tout est hors de prix et surement réservé à la décoration des maisons de Nobb Hill, la colline des nababs.

Nous arrivons à Union Square, une minuscule place qui marque le cœur de la ville. Rompez les bataillons, lance notre général et quartier libre jusqu’à 19h. Finalement, il ne tiendra pas jusque là et à 17h embarque tout le monde pour une virée vers les célèbres virages de Lombard Street et les maisons victoriennes du square Alamo.
Je profite de l’après-midi pour écouter un concert de jazz dans le parc Yerba Buena et visiter l’élégant musée d’art moderne de San Francisco.

Dernier dîner dans un excellent restaurant italien. Autour de quelques bonnes bouteilles de vin, chacun évoque son voyage avec ses coups de cœur, ses impressions et ses surprises. Le temps passe, nous sommes les derniers dans la salle et allons bientôt nous coucher. Demain, fait unique, c’est grasse matinée avant de partir à l’aéroport.

Allez hop, demi tour

 

Une colonie de lions de mers s’est installée sur le quai 39

 

La fameuse descente en lacets de Lombard Street

 

La tour Transamerica surgit des maisons Victoriennes

 

Contraste de style entre une tour de verre et une église

 

Le parc de Yerba Buena avec ses concerts de jazz

 

Splendide architecture du musée d’art moderne de San Francisco

 

Le phare de la ville, la tour Transamerica

 

Quartier chinois

 

Escaliers de secours

 

Le cœur de la ville, la place d’Union Square

 

Beauté des lignes

Cette entrée a été publiée dans Uncategorized. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.