Akilpo Ishinca, passage du col Tocllaraju

Une première journée de trek nécessite quelques calages. Ainsi hier le cuisinier nous croyait perdu… et comme nous étions devant lui… le repas ne fut servi qu’à 15h30, juste avant d’arriver au camp ! Ce matin c’est le froid qui nous saisit. Démonter les tentes qui sont couvertes de givre… nous n’en avons plus l’habitude !

Départ donc pour cette deuxième journée. Bien que le dénivelé soit raisonnable, il s’agit de la première journée difficile du parcours car le trek se déroule en grande partie hors sentier. Le chemin alterne traversées à flanc, parfois dans les blocs, courts passages à plat et montées raides jusqu’au pied de l’Urus (5495 m), un sommet réputé parmi les alpinistes à la recherche d’une ascension abordable. Fin plus facile avec la traversée d’un plateau minéral, au bord du glacier plat du Tocllaraju, pour rejoindre le col (5050 m).

Montée au col. Au-dessus de l’horizon, le Nevado Copa (6188 m) montre son nez

Carlos, notre guide local pour cette deuxième partie du voyage et le Nevado Copa dans le fond

Le lac Akilpo

Arrivée au col Tocllaraju dans la neige

Le cuisinier a monté le repas que nous prenons au col

Vaste vue sur tout le chaînon courant de l’Ishinca au Janyaraju avec, imposante, l’austère face nord du Ranrapalca (6162 m). Le début de la descente est technique, avec un passage raide prolongé d’un cheminement dans des blocs rocheux.

Début de la descente

En arrière-plan l’austère face nord du Ranrapalca

La descente sur les premiers 200 mètres… demande une attention soutenue !

Plus bas, on retrouve un terrain plus agréable, bien que pentu, qui rejoint rapidement le refuge Ishinca. Beau panorama sur la face sud-ouest du Tocllaraju et le Palcaraju (6274 m) dominant une moraine éclatée par le débordement d’une lagune.

Après la partie difficile, la descente se poursuit, bien raide ! Tout en bas le refuge.

Carlos, notre guide local, veille sur le groupe !

Le Nevado Tocllaraju depuis le refuge Ishinca

Les pensées du jour de Jean Marc Porte...

Un bol de souffle court, en hommage à la beauté et à la très légère démesure de nos horizons du jour : un col à 5050, en guise de marche pied vers une altitude enfin acceptable, face aux cataractes de séracs qui dégringolent l’Akilpo et l’élégant Tocclaraju. Lagune et petit hors-piste aux cairns bien évidements trompeurs.  Bonbons et éblouissement d’altitude : un pas ou deux dans la neige, avant une vaste plongée, entre dalles et petits blocs noyés de végétation rase vers le poêle et le top 10 musical (chanson italienne sinon rien.. .) du refuge Ishinca. Notre acclimatation s’y poursuit difficilement. Pas de bières à la carte. Il va falloir attaquer, en face nord, les rouges Chilien et Argentin…