Cusco et ses environs

Ce matin, court trajet vers Tambo Machay (3760 m). Début d'une marche agréable, qui en plus de nous acclimater, permettra de découvrir, sur les hauteurs de la ville, plusieurs sites inca d’importance. Nous commençons par Tambo Machay, baptisé « le bain de l’Inca » où l’Empereur venait prendre un bain cérémoniel dans une source sacrée. La qualité des pierres et la présence de niches d’offrandes laissent supposer l’importance rituelle et religieuse de ce site.

Le peuple Inca était passé maitre dans la gestion de l’eau. Fontaine de Tambo Machay


Le site de Tambo Machay, l’un des passages obligatoires sur un chemin menant à Cusco

Juste en face, visite de Puca Pucara, littéralement « le fort rouge ». Cet ensemble servait de poste de garde avec une vue panoramique sur la campagne de Cusco.

Le site de Puca Pucara depuis Tambo Machay

Depuis le sommet de Puca Pucara, vue sur la campagne

En suivant un très agréable sentier, nous arrivons au temple de la Lune puis à Qenko. Ce site est un exemple d’architecture et de sculpture intégré dans la roche vive. Qenko en quechua signifie labyrinthe / transformation. Au cœur de ce grand rocher, une grotte a été aménagée et on peut voir une table qui servait certainement pour les rites d’embaumement de l’élite.

Berner, notre guide se lance dans de grande explication. Nous lui avons trouvé un surnom … « Moi Président »

Au cœur de Qenko, la table pour les embaumements

Nous arrivons finalement à Sacsayhuaman (3600 m), mystérieuse construction avec trois imposantes murailles en forme de zigzag bâties de gros blocs mégalithiques dont certains pèsent jusqu’à 220 tonnes. A la fois observatoire astronomique et forteresse, cette structure mégalithique domine la ville (la plus belle du monde selon Berner…). C’est sous les murs de Sacsayhuaman que se déroula l’un des derniers épisodes de la conquête du Pérou. En 1536, lors du soulèvement de Manco Inca, une bataille féroce opposa les espagnols qui s’étaient rendus maitres de Cusco et des milliers d’indiens. Les espagnols furent vainqueurs et cela précipita la chute de l’empire Inca.


De loin, le site de Sacsayhuaman

La triple muraille de la forterresse

Depuis le sommet de Sacsayhuaman, le sommet de l’Ausangate reste caché. C’est le plus haut sommet du sud Pérou (6370 m)


La plaza de Armas depuis le sommet de Sacsayhuaman

Chemin entre deux murailles

En suivant un ancien chemin inca, nous retournons dans la ville et dans notre quartier de San Blas. Sieste et temps libre avant d’aller s’immerger dans la foule qui a envahi la Plaza de Armas. Ce soir il y a un grand défilé des écoles de danse. Mais attention ce ne sont pas des danses typiques péruviennes, mais des danses qui ont trouvé inspiration dans le carnaval de Rio.

L’église de San Blas, au cœur du quartier bohème de Cusco

Ruelle à San Blas


La célèbre pierre à 12 angles de la Calle Hatun Rumiyoq


La façade de la Compania de Jesus, construite en 1571


La statue de l’Inca trône au centre de la Plaza de Armas


Les ruelles sont envahies par des danseurs de samba à la mode péruvienne


Sur la Plaza de Armas. Nous sommes au cœur de l’hiver andin… et les jeunes filles portent de très très courtes jupes !

Comme vous le savez tous, ce voyage a été organisé conjointement avec Trek Magazine. Et parmi les participants, Jean Marc Porte, grand reporter et plume reconnue de Trek Mag et de Grands Reportages, nous fait l’honneur de partager ces moments de vie. Il va, sur ces pages de blog, nous livrer ses impressions. Voici donc son premier ressenti…

« Un léger soroche de Cuzco ? Renouer à des années de distance, le souffle un peu court, avec l’effort resserrant les premières remontées des volées de marches qui tombent des quartiers accrochés au-dessus de la plaza de armas. La densité du ciel au bout de la ruelle. Une paysanne assise devant sa boutique, qui tricote des bonnets de laine (what else…). S’acclimater ici passe (d’abord) par l’émotion des pierres silencieuses des murs incas supportant la colonisation architecturale des églises, les bâtiments. Ou par ce tableau de la cathédrale Notre Dame de l’Assomption, où un anonyme artiste Quechua a peint un christ partageant un cochon d’Inde avec les apôtres… »