De Cusco à Aguas Calientes

Une journée marathon où l’on va se plonger dans l’histoire des Incas.

Nous commençons par Chinchero, situé à une heure de route de Cusco. Ce village qui contrôlait jadis l'accès de la Vallée Sacrée abrite divers vestiges incas, une église coloniale et un pittoresque marché artisanal. C’est sur les terres de ce village que doit naitre le futur aéroport international de Cusco.

Un arrêt dans une famille locale qui file et tisse la laine de manière ancestrale nous permet de découvrir d’intéressantes traditions et de réaliser quelques belles photos.

Les « andenes », les antiques terrasses des incas

L’église de Chinchero et un petit marché artisanal

Utilisation de la cochenille.

Le travail des tissages est d’une extrême finesse

Les ustensiles et ingrédients naturels de base pour traiter la laine

Poursuite vers le site de Moray, surprenant amphithéâtre aux terrasses disposées en cercles concentriques. Il s'agissait en fait d'un centre d’expérimentation des cultures, en vue de leur implantation dans des biotopes qui n’étaient pas, à la base, adaptés à leur épanousissement. Ainsi, ces cercles créent différents micro-climats et auraient été propices à l'acclimatation de certains végétaux aux conditions locales.























 

Le sommet de la Véronica, un sommet emblématique qui surplombe la vallée sacrée

Le site de Moray

Poursuite vers les célèbres Salines de Maras datant de l'époque pré-inca. Depuis plus de 5 siècles, les paysans de la région récupèrent le sel provenant de ces sources salées !   

Une agréable balade d'environ 1 heure, le long d’un sentier qui serpente du sommet des salines jusqu’aux rives de l’Urubamba, offre ainsi de multiples visions de ce lieu magique où les photographes se régalent.

Vue d’ensemble sur les salines

Il faut un mois pour assécher une parcelle remplie d’eau

Jeu de couleur sur les salines

Après avoir fait la descente, déjeuner dans un restaurant champêtre avec son jardin au bord de la rivière Urubamba.

Notre étape de midi, au milieu d’un jardin exceptionnel.

L’après-midi, nous rejoignons Ollantaytambo (2850 m) pour la visite de sa célèbre forteresse. Bâtie à l’apogée de l’empire Inca et installée stratégiquement au sommet d’un escarpement, elle surveille depuis des siècles l’entrée nord-ouest de la Vallée Sacrée.

Sur l’autre versant du temple de Ollantaytambo

Un autre temple avec une qualité de construction inégalable

C’est en train que nous poursuivons notre voyage. La vallée se rétrécit ; en perdant de l’altitude, la végétation réapparait et c’est dans une ambiance tropicale que nous arrivons au village d’Aguas Calientes, porte d’accès du Machu Picchu.

Train à destination d’Aguas Calientes

Ambiance vie du rail dans à Aguas Calientes, terme de notre long périple.

Les pensées du jour de Jean Marc Porte…
« Dans le bercement du ferrocaril, le nez sur les verticales de jungle tombant sur les eaux de l’Urubamba : juste avant d’arriver à Aguas Calientes, repenser à ce que nous disait ce matin notre guide, Werner. Loin au-dessus de la vallée sacrée, sur les grandes terrasses de Chinchero, il évoquait un épisode de son enfance. Chaque année, au cœur de l’hiver, il venait ici avec son père depuis Cuzco. Et « travaillait » à la main les pommes de terre gelées, jusqu’à en extraire toute l’eau, avant de les mettre à sécher.  Une technique de lyophilisation vieille probablement de plus d’un millénaire, qui se perpétue toujours dans les Andes ? Tout change, rien ne change : à la sortie du même village, les panneaux flambants neufs indiquent « aéroport international de Chinchero ». Le projet est encore dans les cartons. Les mosaïques harmonieuses des champs courent encore comme il y a de siècles, sans runway ni tour de contrôle, jusqu’à l’horizon du plateau et des sommets de la cordillère d’ Urubamba… »