La quebrada Quilcayhuanca

Ce matin a un air de vacances… Pas de stress, pas d’angoisse, pas de col à plus de 5000 mètres ! C’est d’un pas léger que nous entamons une descente facile et magnifique.

Juste au-dessus de notre campement …

La vallée est étroite, enserrée entre de hautes falaises granitiques aux couleurs fauves. Ambiance bucolique avec ces pâturages sillonnés de ruisseaux et envahis de troupeaux de vaches et chevaux.

La grande vallée de Quilcayhuanca

Eau ferrugineuse

Après 8 kilomètres de marche depuis notre dernier camp…

Arrivée en fin de matinée à la Portada (3850 m), une des entrées du parc national du Huascaran, et voici la fin de ce superbe trek engagé. Adieux à deux de nos porteurs et à nos muletiers…

La porte du parc… elle est cadenassée !

P’tit Louis et Mister Tong, alias Jean Marc Porte

Panneau indicateur à l’entrée

 Retour en véhicule sur Huaraz. Demain journée de « repos », enfin c’est ce qui est marqué dans le programme !

Les pensées du jour de Jean Marc Porte…

Fin de second round. Huaraz, à nouveau, pour boucler la boucle de ces 6 derniers jours. Retour à la ville, au Pisco Sour et à la douche. Compter les grandes étapes du voyage, inscrites en filigramme au fil des jours succédant aux jours : après les débuts de confrontation autour de Cuzco et de la vallée sacrée, la « part Two » de ce long trek andin est désormais derrière nous. Toute l’équipe est en (re)descente calme, après 5 jours à danser entre les cols et les vallées de la cordillère blanche. Hier soir, donc, un bivouac clôturant les yoyos entre 5000 et 4000. Le calme particulier d’une « fin » passagère ? Un relâchement accepté du corps et de l’esprit, sous la barre des 4000, une fois passé les questions et les incertitudes du « là-haut ». Ce matin, la sortie de notre itinéraire avait des airs de flânerie au ras du sol. Et là encore, un plein de petits bonheurs. Le fond de la vaste vallée glaciaire, à suivre les eaux du torrent de la quebrada Quilcayhunca. Le jeu des premiers rayons du soleil sur les pelouses de givres. Les chants sonores des oiseaux retrouvés, montant avec la lumière. Le fil du torrent aux blocs d’ocre et d’orange. Les verticales denses des falaises de granit ouvrant vers le ciel. Tous ces mondes chantaient, pour nous, dans la densité retrouvée de l’air et de la lumière, en redescente de Cordillère Blanche…