Quebrada Akilpo

Ce matin, départ pour une traversée de 5 jours de la partie sud de la Cordillère Blanche. L’itinéraire, totalement inédit, est typé haute montagne, avec de longs cheminements hors sentier. Il s’agit d’une haute route, rendue possible par le retrait glaciaire de ces dernières décennies qui a libéré de nouveaux cols d’altitude, au plus près des imposantes masses glaciaires de cette partie du massif.

Après un court trajet pour Honkopampa et la visite du site archéologique, départ pour la vallée d’Akilpo.

P’tit Louis a trouvé un cheval à Honkopampa…

Point de départ de notre trek. Les muletiers sont là ainsi que l’équipe de cuisine

Le Huascaran, le point culminant du Pérou barre l’horizon vers le nord

Le chemin traverse un plateau dégagé avant de rentrer dans l’étroite quebrada d’Akilpo. Découverte d’une belle cascade. Montée alternant passages soutenus et marche à plat, à travers une belle forêt de quenuals.

Le quenual a la particularité d’avoir une écorce qui pèle, un peu comme les touristes qui ne se protègent pas du soleil

Vers 4100 m, apparition des pâturages d’altitude. La vue se dégage sur le sommet double d’Akilpo (5560 m) et la face ouest du Tocclaraju (6032 m). Une dernière montée permet de rejoindre le camp face aux montagnes.

Premières vues sur les sommets d’Akilpo

Claude joue à Gaston (Rébuffat)

Arrivée au premier camp dans la quebrada d’Akilpo

Le soleil commence sa descente

La face ouest du Tocclaraju

Les pensées du jour de Jean Marc Porte…

Un décollage – très- attendu : un bus qui stoppe net dans un champ, au bout de la piste. Les arriéros (les muletiers) tout sourires face à d’anciens tombeaux pré-Incas. Un pur ciel bleu en compagnon de marche, dans les forêts torturées de quenuals qui remontent le long canyon d’Akilpo. Pelouses et torrent clair. Ponts et vasques. Croiser un couple de français, en redescente du col ou nous serons…demain ! 

En quelques heures de beauté, se glisser sous les crêtes. Loin encore au-dessus de nous, la blancheur et les verticales des Ice Flute commencent à s’emparer du décor.

Un campement posé sous la longue moraine, à 4350 mètres d’altitude. Les secondes d’éternité du palissement du sommet du Tocclaraju, alors que le camp a déjà basculé depuis longtemps dans l’ombre.

Et surtout, surtout, beaucoup plus tard : le cadeau de la croix du Sud et de la voie lactée superbe enserrant la nuit des sommets… Etre au bord de la beauté de l’altitude ? Demain, une vraie promesse de Cordillère nous attend.