retour sur Lima

Un long transit routier vers Lima : en quittant  Chiquian, les lacets de la route nous ont emmené, dans la lumière du matin, vers un ultime et vaste panorama sur la cordillère de Huayhuash. Il est parfois admis en montagne, que plus l’on s’éloigne des sommets aimés, plus ils prennent leur véritable (dé) mesure ? La «petite Cordillère », détachée de ses piémonts, semblait survoler les vallées environnantes. Une photo, pour le plaisir d’un ultime cliché rassemblant bien des mémoires de « d’ou nous venons », avant la descente vers la cote ?

Perdre 4000 mètres dans une matinée de route, en  plongée directe vers le pacifique, entre les convois exceptionnels (carburant, générateurs, pièces de pont…) mugissant à 25 kilomètres heures, les taxis collectifs, les falaises et villages, sans oublier le vol des vautours. Et gagner 4000 ans en prenant le temps de visiter le très étrange site précolombien de Caral. Une série de site, dans la longue vallée de Supe. Dont un groupe de 6 pyramides imposantes et basses, qui constituaient peut être la « ville mère » d’une société reliant la cote toute proche aux forets d’Amazonie : contemporaine des sumériens ou des égyptiens, Caral fut sans doute la première civilisation antique de toute les Amériques…

Allez, un dernier, dernier col, promis… Après ? On rentre.

A la tombée de la nuit, dans le petit village de Chiquian, la « porte d’entrée » de la Cordillère Huayhuash…

Ruelles calmes, échoppes et Bodegas : un retour « doux » après les campements dans les solitudes.

Un dernier salut à Huayhuash, au petit matin, avant de tourner le dos aux cordillères, et de rejoindre le pacifique…

Dans la basse vallée de Fortaleza, le séchage des piments dessine des chants de couleurs au bord de la route.

La cote Péruvienne centrale, vue d’une peinture peut être un peu naïve, dans le restaurant d’une station service dans le district de Barranca.

Livraison d’oignons, sur la Panamerican Norte, l’un des axes essentiels de circulation de l’ouest du Pérou..

Un coup de chance : cette après midi la, loin des brumes persistances de la cote, le soleil brillait sur les pyramides de Caral et la vallée de Supe.

Bien avant les Olmèques, et très loin des mondes sumériens ou égyptiens, le site de Caral est devenu le symbole des premières civilisations sédentaires des Amériques…