Du Kamchatka à la Corée du Sud

Nous arrivons au terme de notre troisième chapitre (pour les étourdis, le premier = les villes tsaristes et bolcheviques de la Russie ; le deuxième = le transsibérien, entre Baïkal et Vladivostok ; le troisième = la péninsule du Kamchatka). Pour clore celui-ci, et avant de prendre deux avions pour rejoindre Séoul, capitale de la Corée du Sud, nous nous instruisons au musée de la vulcanologie de Petropavlovsk. Un musée privé, bien conçu et avec des explications en anglais.

Musée de la vulcanologie de Petropavlovsk

Pour arriver à Séoul, au départ de Vladivostok, la distance à vol d’oiseau entre ces deux villes est de 789 kilomètres. Et bien, pour relier ces deux points, nous allons passer plus de trois heures dans un Airbus A 320 ! La raison est simple… Korean Airways ne peut pas passer devant la Corée du Nord… et effectue donc un immense détour en allant raser les côtes du Japon ! La Corée du Sud est un pays plein de contrastes.

110 000 kilomètres carrés, 50 millions d’habitants dont 10 dans Séoul intra-muros et 25 si l’on englobe les villes satellites qui jouxtent la capitale ! Une natalité qui commence à chuter (contrairement à la Corée du Nord), un pouvoir d’achat qui augmente sérieusement, le goût pour les loisirs (l’an dernier 30 millions de Coréens ont voyagé à l’étranger) mais un rapport au temps étrange. Ici, tout est Ppalli, ppalli… c’est-à-dire Vite, vite… Tout doit se faire vite ici, vendre, acheter, boire, manger… Il faut à tout prix profiter du « gibun », de l’humeur du moment, des opportunités qui se présentent ! 
Nous logeons en plein centre-ville, et malgré la taille de cette ville, nous ne nous sentirons jamais oppressés. Il y a beaucoup d’espaces verts, des larges trottoirs et une propreté incroyable !

canal CheonggyecheonBalade matinale le long du canal Cheonggyecheon qui coupe le centre-ville pendant 6 km et qui est aménagé

temple bouddhiste de JogyesaLe temple bouddhiste de Jogyesa

Ce matin, Etienne, guide coréen qui a vécu entre-autre dix ans en France, vient nous chercher. Nous allons démarrer la journée par la visite Changdeokgung. Construit par le roi Taejong entre 1405 et 1412, il a été classé par l’UNESCO en 1997. Plusieurs fois détruit puis reconstruit à l’identique. Il faut passer sous trois portes qui font changer par trois fois la direction du cheminement, pour arriver dans la grande esplanade de Injeongjeon, la salle du trône. 

ChangdeokgungLa deuxième porte

Injeongjeon, la salle du trôneInjeongjeon, la salle du trône

Injeongjeon, la salle du trôneIntérieur de Injeongjeon

Nakseonjae, la maison de 99 pièces où vivait la concubine favorite du roiNakseonjae, la maison de 99 pièces où vivait la concubine favorite du roi

A l’intérieur de l’enceinte du palais, on visite ensuite le Huwon Garden, jardin secret, qui était exclusivement réservé à la famille royale. C’est le seul exemplaire intact d’un jardin royal coréen. D’une superficie de près de 50 ha, c’est un véritable havre de paix, situé en plein cœur de la capitale. Visite guidée…

bassin Buyongji et le pavillon JunamnuLe bassin Buyongji et le pavillon Junamnu qui abritait au rez-de-chaussée la bibliothèque royale

bassin AeryeonjiLe bassin Aeryeonji, le roi aimait y méditer

La porte BullomunLa porte Bullomun, érigée à partir d’une seule pierre, symbolise le temps qui passe inexorablement. Notre guide, Etienne, pense-lui que la toucher vous fait rajeunir !

Une plateforme qui domine un étang dont la forme évoque la carte de la Corée

Détail d’une charpente dans l’un des pavillons du parc 

Pour tous les visiteurs qui sont habillés en tenue traditionnelle, les entrées dans les temples sont gratuites. On remarquera l’appendice greffé au bout de la main… le smartphone, équipement obligatoire pour chaque Coréen qui se respecte !

Changement de décor pour notre deuxième spot… En métro (il y a 23 lignes de métro à Séoul, la plus longue fait 150 km de longueur), nous rejoignons le quartier Dongdaemun. Un bâtiment étrange, construit par l’architecte Zaha Hadid, et terminé en 2014, occupe la place d’un ancien stade de foot. Cette sorte de vaisseau spatial argenté est connu sous le nom de DDP : Dream, Design, Play. C’est à la fois un centre de conférence, un lieu d’exposition, une galerie marchande et une salle de concert.

metro seoulDans le métro pour se rendre au DDP. Les prothèses smartphoniennes tournent à plein régime. Nous sommes déjà dans le royaume de la 5G, … il parait que cela change la vie !

sortie metro DDP SeoulA la sorte du métro, le DDP

ddp seoulLa quartier autour du DDP est exclusivement consacré à la mode… 

Après un repas centré sur une des spécialités coréennes : le ravioli, nous montons à l’assaut la tour de Séoul. Pour cela, nous traversons d’abord le parc Namsan, un autre poumon vert au cœur de la capitale. La vue sur la ville est bien sûr magnifique depuis l’observatoire situé à 250 mètres plus haut.

vue seoulLes quartiers Nord-Est de la ville depuis la base de la tour

Le premier écran plat haute définition donne des effets visuels étonnants dans le tunnel d’accès à la tour

olline et le parc NamsanLa colline et le parc Namsan. Au pied, la rivière Han

nord de seoulLes quartiers Nord de la capitale

Vers le Sud, l’immense tache verte est occupée par l’armée américaine et ses 30 000 soldats. Ils vont déménager sous peu, et la municipalité va transformer cet espace en parc naturel boisé

L’Amour, toujours l’amour et ses cadenas que l’on accroche sur les barrières au pied de la tour

La chaleur, assez accablante aujourd’hui, fait ralentir notre rythme. Même le guide marque le pas… Nous traversons les quartiers du centre-ville, caractérisés par un éclectisme architectural important, pour rentrer à notre base ! Nous allons poursuivre la visite demain !

Devant la Banque Centrale de Corée

Dans l’un des nombreux quartiers commerçant du centre 

Comme dans beaucoup d’endroits en Asie, il est interdit de fumer… dans la rue. Il y a donc des espaces mi-clos, réservés aux amateurs d’herbe à Nicot