Tour de Hawai’i, the Big Island

En 40 minutes de vol, nous voici propulsés sur une autre planète. Nous installons notre prochain camp de base dans un bel hôtel situé à côté de la capitale Hilo. Comme cette île porte le même nom que l’ensemble de l’archipel, les américains ont pris l’habitude de l’appeler « la Grande Ile » (the Big Island). Située au-dessus d’un « point chaud », cette île est un jeune bébé en termes de temps géologiques, juste un million d’année depuis qu’elle a émergé du fond de l’océan. C’est la plus jeune des îles de l’archipel, on y répertorie 8 des 13 climats que la Terre possède, depuis la forêt humide tropicale jusqu’au désert d’altitude. Jusqu’à il y a quatre mois on était sûr de voir, au pied du volcan Mauna Loa, du « rouge », entendez par là de la lave bien rouge en éruption. En mai 2018, de violentes éruptions ont eu lieu sur deux cratères : le Kilauea et le Pu’u’O’o, les deux étant en quelque sorte reliés au point chaud par des fissures communes. Mais ces éruptions, accompagnés par des milliers de tremblements de terre, ont eu comme effet une sorte d’implosion de ces deux sorties. La lave se trouvant alors prisonnière, sans sortie naturelle évidente, s’est mise en quête d’une solution de secours. Et voilà qu’au milieu de zones résidentielles, 20 kilomètres plus à l’Est, la lave s’est mise à jaillir. Evacuation de 700 maisons et de 2000 résidents… Cela durera quatre mois, de juillet à octobre 2018. Et puis d’un seul jour tout s’est arrêté. Comme nous l’expliquera en fin de journée une ranger du parc des volcans, la nature a trop dépensé… et son stock est momentanément épuisé… Mais jusqu’à quand ? 

Pour l’heure notre programme est un peu perturbé par une tempête tropicale qui est annoncée justement pendant les deux jours que nous allons passer ici ! Alors on s’adapte ! Comme nous avons deux véhicules, ayant recruté Robert comme second chauffeur…, nous décidons de faire le tour de l’île, d’abord le long de la côte Nord-Ouest, recouverte d’une belle forêt pluviale, et de rejoindre Waimea dans le Nord, beaucoup plus sec, presque un désert, rayé par des quantités d’anciennes coulées de lave, sur lesquels peu de végétation arrive à pousser.

Forêt tropicale pluviale Hawai’i Big IslandForêt tropicale pluviale le long de la côte Nord-Ouest

Hawai’i, the Big Island nord de l'IleLa partie Nord de l’île est beaucoup moins arrosée

Hawai’i, the Big Island coulée de laveCoulées de lave se succèdent dans toute la partie Nord de l’île

La route contourne ensuite les flancs du volcan Mauna Kea, le point culminant de l’île (13 796 pieds, soit 4205 m) puis du Mauna Loa (13 679 pieds). Cap plein Sud, nous faisons un stop casse-croute au-dessus de la baie Kealakekua, tristement célèbre… C’est dans cette baie que le très célèbre explorateur, le capitaine Cook, a été mortellement blessé lors d’une altercation avec une tribu locale en février 1779.

Cafe Shack, au-dessus de la baie KealakekuaThe Cafe Shack, au-dessus de la baie Kealakekua, au milieu des plantations de café

Le long de la côte Sud de Big Island

Arrivés dans le Sud de l’île, la tempête nous rattrape, violentes rafales, rideaux de pluie… pas de quoi mettre un randonneur dehors. Alors nous filons au Visitor Center du parc national des volcans. Explications, expositions, films… de quoi nous faire bien comprendre la géologie et l’histoire mouvementée de cette île…

ranger parc big island hawaiiLa ranger est lancée dans des explications très claires devant une maquette de l’île

Notre camp de base à Hilo pour trois nuits : le Double Tree Hilton